Bobby Ryan sur une bonne lancée

Bobby Ryan pense que ses bonnes performances des... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Bobby Ryan pense que ses bonnes performances des dernières semaines sont liées entre autres à sa meilleure santé.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Bobby Ryan a inscrit six points à ses trois derniers matches. Onze points à ses neuf derniers matches. Seize points à ses 14 derniers matches.

Les chiffres nous laissent croire qu'il connaît ses plus glorieux moments dans l'uniforme des Sénateurs d'Ottawa.

Les chiffres nous disent qu'il se comporte, enfin, comme le joueur de concession que le directeur général Bryan Murray croyait obtenir quand il a complété sa transaction majeure avec les Ducks d'Anaheim, le 5 juillet 2013.

A-t-on le droit d'invoquer l'argument le plus simpliste qui soit pour expliquer ce revirement de situation ? Se pourrait-il que Ryan soit meilleur parce qu'il est, enfin, de retour en santé ?

« Il y a forcément un lien à tisser », acquiesce le principal intéressé, presque gêné.

Les athlètes professionnels, comme Ryan, n'aiment pas trop utiliser les blessures pour expliquer leurs contre-performances. Il y a quand même des problèmes de santé qui sont plus sérieux que d'autres. L'ailier droit américain a passé l'année 2014 au grand complet à se battre avec deux pépins majeurs.

Il y a d'abord eu cette hernie abdominale qui l'a empêché de se déplacer à sa guise sur la patinoire l'hiver dernier. Elle l'a éventuellement contraint à tout laisser tomber. Il a choisi de ne pas prendre part aux derniers matches pour devancer la date de son intervention chirurgicale.

« C'était un vrai cauchemar », raconte-t-il.

Il venait de retrouver la forme, cet automne, quand il a subi une fracture de l'auriculaire droit. Il a une fois de plus choisi de jouer blessé, mais la douleur était tellement intense dans les premières semaines qu'il avait du mal à tenir son bâton.

« Je ne souhaiterais pas à mon pire ennemi de subir une fracture comme celle-là », avait-il confié au Droit à l'époque.

LA CONFIANCE, élément-clé

L'entraîneur-chef des Sénateurs, Dave Cameron, a l'impression que la confiance arrive au sommet de la liste des facteurs qui expliquent le retour en force de Ryan. Les joueurs de grand talent, dont il fait partie, sont toujours à leur meilleur quand ils se fient à leur instinct.

« Mais la santé fait clairement partie des éléments à considérer. Nous évoluons dans la meilleure ligue de hockey au monde. Il est difficile pour un joueur en santé d'y exceller. Pour un joueur blessé, c'est pratiquement impossible », croit-il.

Ryan ne s'attend pas à remplir le filet chaque soir. Il croit par exemple qu'il sera difficile de produire ce soir, alors que les Sénateurs rendront visite aux Devils du New Jersey.

« Le Prudential Center n'est pas un aréna où il est facile de jouer. Vous n'avez qu'à interroger des joueurs dans toutes les villes de la ligue. Je suis convaincu que plusieurs d'entre eux vous diront que c'est le pire endroit pour un club visiteur. Il ne se passe souvent pas grand-chose dans les gradins. Il est facile de tomber au neutre dans ce building... »

Les Sénateurs n'ont pas les moyens de s'endormir. Même s'ils demeurent loin de leur objectif qui consiste à prendre part aux séries éliminatoires, Ryan et ses coéquipiers n'ont pas encore agité le drapeau blanc.

La victoire de 7-2 obtenue samedi dernier a eu l'effet escompté dans le vestiaire.

« Il faut bien gérer nos émotions. C'est crucial maintenant. Nous ne pouvons pas nous permettre un relâchement parce que nous sommes un peu trop satisfaits de notre dernière performance », insiste Ryan.

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