Cameron rumine encore la défaite de jeudi

Les Sénateurs, selon leur entraîneur Dave Cameron, ont... (Étienne Ranger, Archives LeDroit)

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Les Sénateurs, selon leur entraîneur Dave Cameron, ont passé de nombreuses minutes à faire «tout plein de choses insensées» jeudi.

Étienne Ranger, Archives LeDroit

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«Il faut passer l'éponge. Ce qui s'est passé [jeudi] appartient au passé. Après une défaite, comme après une victoire, il faut passer l'éponge rapidement, se retrousser les manches et recommencer à travailler dans le but de continuer à s'améliorer.»

Dave Cameron a lâché cette déclaration durant sa dernière rencontre avec les journalistes, vendredi midi.

Un peu ironique, quand même. Une heure plus tôt, il était sur la patinoire, patins aux pieds, à diriger une séance d'entraînement intensive durant laquelle il semblait de fort mauvaise humeur. Il a passé une bonne partie de son temps à crier après ses joueurs. «Il est clair que notre performance dans le match de jeudi a affecté mon humeur», a-t-il reconnu par la suite.

On pourrait croire que Cameron a mal digéré le mauvais début de partie de sa troupe. En allouant trois buts aux Stars dans les huit premières minutes de la rencontre, les Sénateurs se sont placés dans une bien mauvaise posture.

Mais c'est plutôt la fin de la partie qui lui a laissé un goût amer.

«Le début de match, je peux le comprendre. Après huit soirées sans jouer, nous étions rouillés. C'est un peu normal. Mais nous avons remonté la pente. J'étais plein d'admiration pour nos gars quand ils ont décidé de se battre. Puis, en fin de soirée, nous leur avons finalement donné le match sur un plateau d'argent. Ce n'est pas compliqué. Nous leur avons donné le match parce que nous avons négligé notre structure de jeu.»

Cameron parlait forcément du but gagnant marqué par le défenseur des Stars John Klingberg.

Pour que ce dernier puisse se présenter en échappée, il a fallu que plusieurs joueurs d'Ottawa cafouillent.

Mike Hoffman a été le premier. Il a été à l'origine d'un mauvais revirement en zone défensive.

Chris Phillips et Eric Gryba n'ont pas été capables de le secourir. Ils s'étaient compromis sur la séquence. Ils ne se trouvaient plus là où ils devaient être.

Complétant une autre soirée difficile, Robin Lehner n'a pas été capable de réussir un gros arrêt qui aurait sauvé la mise.

«Le but gagnant de Klingberg, ce fut simplement le dernier clou dans notre cercueil», explique Cameron.

Les Sénateurs, selon leur entraîneur, ont passé de nombreuses minutes à faire «tout plein de choses insensées» avant d'encaisser ce coup fatal.

«Une équipe qui respecte son système de jeu peut se permettre de commettre une erreur de temps en temps. Une erreur seule mène rarement à un but. Les équipes qui se fient à leur système finissent plus souvent qu'autrement par se racheter.»

Dans le vestiaire, après l'entraînement, un des joueurs qui a fait l'objet des foudres de Cameron a déclaré que les Sénateurs devaient adopter une «mentalité de séries éliminatoires» dès maintenant s'ils voulaient conserver une petite chance de participer aux vraies séries, dans un peu plus de deux mois.

L'entraîneur n'est pas prêt à endosser ce discours.

«La mentalité des séries... Je ne suis pas trop certain de comprendre ce que cela veut dire. Moi, tout ce que je demande à mes joueurs, c'est de respecter la structure qui est établie. Nous travaillons à l'intérieure de cette structure chaque jour. Les bonnes équipes vont parfois nous forcer à sortir de notre structure. Je peux vivre avec cela. Ce sont les erreurs non provoquées qui m'empêchent parfois de dormir le soir.»

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