Cameron brasse ses cartes

Kyle Turris (sur la photo) évoluera dans un... (Photo Étienne Ranger, archives Le Droit)

Agrandir

Kyle Turris (sur la photo) évoluera dans un trio différent de Clarke MacArthur, jeudi soir.

Photo Étienne Ranger, archives Le Droit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Contrairement à son prédécesseur, Dave Cameron n'aime pas trop modifier ses trios d'attaquants. Lorsqu'il se sent obligé de passer à l'acte, le nouvel entraîneur-chef des Sénateurs d'Ottawa ne se contente pas d'effectuer de petites modifications sans importance.

Mardi, par exemple, il a décidé de séparer les deux joueurs qu'on jugeait inséparables.

Clarke MacArthur et Kyle Turris évolueront dans deux trios différents, jeudi soir, lorsque Jason Spezza effectuera son grand retour au Centre Canadian Tire.

« Ça fait partie de la game. Il faut accepter le changement. La séparation pourrait durer le temps d'une présence sur la patinoire. Elle pourrait durer une bonne vingtaine de parties. Peu importe. Si ça peut aider l'équipe, nous sommes d'accord », lance Turris.

« Nous n'avons jamais dit qu'il fallait absolument qu'on fasse partie du même trio en tout temps », intervient MacArthur.

C'est vrai. On a quand même l'impression, parfois, qu'ils forment un vieux couple. Paul MacLean les a réunis quand MacArthur s'est greffé aux Sénateurs à titre de joueur autonome, à la fin de l'été 2013. La complicité avec Turris s'est installée tout naturellement.

L'an dernier, Turris a franchi le plateau des 25 buts pour la première fois. MacArthur a connu la deuxième saison la plus productive de sa carrière.

Cet hiver, c'est plus difficile. Si la tendance se maintient, Turris ne marquera pas plus de 15 buts. MacArthur complétera la campagne avec une bonne douzaine de moins que la précédente.

Ils s'ennuient peut-être de Spezza plus que quiconque, justement.

L'an dernier, ils ont connu beaucoup de succès en formant un trio numéro deux. Cette année, ils ont plus souvent qu'autrement eu les meilleurs défenseurs adverses dans les pattes.

C'est peut-être autre chose, aussi.

Dans sa lecture de la situation, MacArthur a parlé à quelques occasions du gabarit de ses partenaires de jeu. « Le temps est peut-être venu pour moi d'évoluer avec des joueurs plus costauds. On verra bien ce que ça va donner », a-t-il dit.

« Les entraîneurs n'arrêtent pas de nous parler de l'importance de foncer au filet. Les joueurs de 180 ou 190 livres comme Kyle et moi n'ont pas toujours ce réflexe », a-t-il ajouté.

Contre les Stars de Dallas, MacArthur devrait jouer avec Mika Zibanejad et Bobby Ryan. Turris, lui, hérite de deux ailiers au gros gabarit : Milan Michalek et Mark Stone.

Les jeunes réunis

Cameron a formé un trio de « jeunes » avec Jean-Gabriel Pageau, Curtis Lazar et Mike Hoffman.

Laissé de côté dans le dernier match, juste avant la pause du Match des étoiles, David Legwand pourrait récupérer sa place dans la formation débutante. Les indices qui ont filtré durant la séance d'entraînement d'hier pourraient nous laisser croire qu'Alex Chiasson pourrait être laissé de côté lors de la visite de ses anciens coéquipiers.

Rien n'est encore coulé dans le béton.

« Quand je choisis de laisser un joueur de côté, ça ne veut pas nécessairement dire que je ne l'aime plus et qu'il n'est plus capable de jouer dans mon équipe », a expliqué Cameron, après la séance d'entraînement d'hier.

« C'est juste un truc qu'on fait lors des réunions d'entraîneurs. On lance des idées en l'air. Est-ce que ce changement pourrait nous aider ? Est-ce que cette autre modification serait plus appropriée ? »

« On verra bientôt lequel de mes adjoints avait la meilleure suggestion. »

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer