À la croisée des chemins

Chris Neil.... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Chris Neil.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Les Sénateurs pourraient se départir de Chris Neil et de Chris Phillips

La pause du Match des étoiles a officiellement pris fin sur l'heure du souper, hier soir, à Kanata. Pour les Sénateurs d'Ottawa, il reste 36 parties à disputer en saison régulière. Il en reste 14 avant la date limite des transactions.

Il est important de le souligner parce que l'équipe de Bryan Murray se trouve à une dizaine de points des séries éliminatoires. D'ici le 2 mars, le directeur général pourrait être appelé à prendre plusieurs grosses décisions. Il a même confié à un collègue anglophone, vers la fin de la semaine dernière, qu'il pourrait se départir de ses deux plus fidèles vétérans, Chris Phillips et Chris Neil.

Ensemble, les deux Chris totalisent 2061 matches d'expérience dans la Ligue nationale de hockey. Toutes ces parties ont été disputées dans l'uniforme rouge et noir d'Ottawa.

«Je pourrais réagir à cette histoire. Le problème, c'est que je vous ai parlé de façon candide tout récemment. Vous avez gonflé mes propos. L'histoire s'est retrouvée partout. Donc, cette fois-ci, je vais émettre un seul commentaire: on verra bien», a résumé un Phillips bourru dans le vestiaire, après avoir pris part à une séance d'entraînement d'une bonne soixantaine de minutes au Centre Canadian Tire.

Neil a bien essayé de réagir de la même façon. Il a d'abord expliqué qu'il avait passé sa fin de semaine de congé en famille, à visiter le nouvel aquarium de Toronto. Très loin des rumeurs de transaction. Il assure qu'il n'a pas pris le temps de trop réfléchir à tout cela. «Je n'ai même pas encore parlé avec Bryan. On traversera le pont une fois rendu à la rivière», a-t-il déclaré.

Neil hésite

Dans le passé, Neil est passé près - à deux ou trois occasions - d'être impliqué dans une transaction. Il aurait aussi pu quitter à titre de joueur autonome sans compensation. Chaque fois, son attachement pour l'équipe qui l'a repêché en 1998 lui a permis de rester. Il n'a pas hésité à frapper à la porte du bureau de son DG pour lui faire comprendre qu'il ne voulait pas partir.

Osera-t-il le faire une fois de plus cette année? Ce n'est pas clair.

Le joueur vieillissant de 35 ans tient d'abord à lancer un message à ses partisans. «Ottawa, c'est chez moi. Peu importe ce qui va se produire dans les prochaines semaines, Ottawa sera la ville dans laquelle je vivrai quand ma carrière sera terminée. On peut dire que je suis bien enraciné. Mais je n'ai pas vraiment de contrôle sur ma situation.»

Plus tôt, durant sa carrière, Neil a refusé de quitter Ottawa parce qu'il croyait dur comme fer qu'il pouvait y remporter un championnat. Est-ce toujours le cas? Il prend de l'âge. Les Sénateurs ne sont pas près de remporter une coupe. Les équipes qui s'intéressent à lui, par contre, cherchent à protéger leurs joueurs de talent en prévision d'un long printemps.

«Quand tu enfiles ton chandail, tu dois devenir un guerrier. Un guerrier qui se rend au front pour défendre chacun de ses coéquipiers. Je peux dire avec la tête haute que je me suis comporté de cette manière pour chacune de mes présences sur la patinoire depuis le début de ma carrière. J'en serai toujours fier», assure celui qui a passé 2265 minutes au banc des pénalités depuis le jour où il s'est greffé aux Sénateurs.

Neil et Phillips pourraient bien ne pas être les premiers joueurs à quitter Ottawa. Selon certaines infos, Colin Greening pourrait être soumis au ballottage ce midi.

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