Chiasson a eu chaud, Legwand écope

David Legwand.... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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David Legwand.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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La pause du Match des étoiles aurait facilement pu débuter quelques heures plus tôt que prévu pour Alex Chiasson.

Dave Cameron voulait apporter au moins un changement à sa formation, au lendemain de la défaite des Sénateurs contre les Rangers de New York au Madison Square Garden.

Curtis Lazar s'était contenté d'un rôle de spectateur sur Broadway. Il n'allait pas rater un deuxième match d'affilée.

Cameron a pris une décision audacieuse. Il a laissé David Legwand, un vétéran de 1022 parties dans la LNH, de côté.

Chiasson, qui avait marqué un seul but à ses 24 dernières parties, aurait aussi pu écoper.

Il s'en sauve pour l'instant parce que la direction apprécie son ardeur au travail. «Le rendement individuel d'Alex me rappelle vaguement notre rendement collectif. Alex, tout comme notre équipe, fait bien des choses correctement. Les résultats ne sont pas au rendez-vous. Notre équipe ne doit pas se décourager. Il ne doit pas se décourager non plus», a indiqué Dave Cameron hier matin.

Une trentaine de secondes tard, durant sa conférence de presse d'avant-match, l'entraîneur-chef a laissé entendre qu'il n'avait rien planifié pour le week-end. «À mon âge, ne rien faire, c'est bien excitant.»

Chiasson, lui, va probablement passer un peu de temps devant la télé.

«L'autre jour, j'ai pris le temps de regarder, sur vidéo, tous les buts que j'ai marqués jusqu'ici. Je constate que, la plupart du temps, je me trouvais dans un rayon de cinq à 10 pieds devant le filet. J'imagine que je recommencerais à marquer de façon régulière si je passais plus de temps dans cette partie de la patinoire», conclut-il.

«Je suis un joueur comme ça. Pour connaître du succès, je dois être fort devant le filet et le long des rampes. Dans certains matches, il m'arrive de ne pas lancer assez souvent au filet. Un joueur qui ne décoche pas de tirs au but ne peut pas vraiment marquer...»

Saison en dents de scie

Chiasson s'est baladé d'un trio à l'autre depuis le début de sa léthargie. Pendant un moment, pour lui donner une meilleure chance, Cameron l'a promu au sein du premier trio avec les éternels complices Clarke MacArthur et Kyle Turris. Ça n'a pas vraiment donné les résultats escomptés.

Mardi, à New York, il était de retour dans le trio numéro trois, avec Milan Michalek et Jean-Gabriel Pageau.

Chiasson a pourtant l'impression, dans l'ensemble, de connaître une bonne saison. «Il n'est pas facile de jouer 82 bonnes parties. Un joueur ne peut pas se sentir très bien 82 fois par année. Dans ses moins bonnes soirées, un joueur doit apporter autre chose au moulin. Personnellement, quand ça va moins bien, je me concentre sur ma défensive. J'essaie d'appliquer un meilleur échec avant. Pour cette raison, je crois bien que je suis un joueur plus constant cette saison.»

L'ailier de Québec peut toujours regarder autour de lui pour s'inspirer. Il n'est pas le premier joueur, chez les Sénateurs, à traverser une période creuse.

Curieusement, il préfère se tourner vers un de ses coéquipiers les plus productifs. «Mike Hoffman est un de nos meilleurs attaquants depuis le début de la saison parce qu'il fait les mêmes choses, soir après soir. Je ne dis pas que je dois faire les mêmes choses que Hoff sur la glace car nous sommes deux joueurs différents. Je dois tout simplement l'imiter en travaillant sur ma constance.»

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