Cameron se fait l'ami des joueurs

Malgré les défaites qui s'accumulent, Dave Cameron estime... (Étienne Ranger, Archives LeDroit)

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Malgré les défaites qui s'accumulent, Dave Cameron estime que ses joueurs ont besoin de repos.

Étienne Ranger, Archives LeDroit

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Petit dimanche tranquille chez les Sénateurs d'Ottawa. Certains joueurs ont passé du bon temps en famille. D'autres ont sans doute suivi avec grand intérêt les Finales d'Association de la NFL à la télévision. Très rares sont ceux qui ont chaussé les patins. L'entraîneur-chef Dave Cameron a donné congé à ses joueurs.

Un autre congé.

L'annonce, survenue après le match de samedi, était plutôt étonnante. Pour plus d'une raison.

Premièrement, parce que les journées de congé se multiplient. Cameron a également annulé les séances d'entraînement qui devaient avoir lieu mercredi et vendredi.

Quand on lui a demandé d'expliquer cette réalité, tard samedi soir, l'homme de l'Île-du-Prince-Édouard est vite tombé sur la défensive.

«Vous me demandez pourquoi je donne congé à mes joueurs? C'est simple. À cette période de l'année, ils ont simplement besoin de repos», a-t-il répondu sèchement.

Les joueurs - sauf Mike Hoffman et Bobby Ryan - auront pourtant amplement le temps de recharger leurs batteries la fin de semaine prochaine. La pause du Match des étoiles est à nos portes.

Les Sénateurs, en attendant, s'enlisent. Ils ont entrepris une autre semaine à 10 points d'une place en séries parce qu'ils sont incapables d'aligner les victoires.

Dans leur dernière sortie, samedi soir, ils ont échappé un autre match qu'ils auraient facilement pu gagner. Ils ont subi un revers de 3-2, en temps réglementaire, contre les faibles Hurricanes de la Caroline.

Sur ce sujet, encore, Cameron tient à mettre un bémol. Les Sénateurs, selon lui, méritaient amplement cette victoire.

«Il est difficile de résumer, avec précision, ce qui n'a pas fonctionné pour nous. Ce que je sais, c'est que nous avons travaillé très fort dans ce match. Si on nous donnait la chance de rejouer ce match 10 fois, on gagnerait probablement neuf fois.»

Peut-être. Sauf que les Sénateurs n'ont pas réussi à gagner. Ils ont donc raté leur seule chance d'empocher les deux points.

«C'est une opportunité ratée, convient Cameron. C'est un peu comme un frappeur qui se présente au bâton en fin de neuvième manche avec l'opportunité de gagner le match pour son équipe. Le gars frappe une fausse balle de 450 pieds pour ensuite se faire retirer au bâton. Quand il rentre à l'abri, à quoi pense-t-il? Au coup de circuit raté de peu ou au retrait sur des prises? Personnellement, j'aimerais qu'on cherche des façons d'éviter les retraits sur des prises. Il faut juste essayer de mettre la balle en jeu.»

UNE AUTRE AVANCE ÉCHAPPÉE

Ottawa menait par un but au début de la troisième période, grâce à un but de Mark Stone. Justin Faulk a rappliqué très rapidement avec le but égalisateur. Puis, Nathan Gerbe a inscrit le but qui a fait la différence. Craig Anderson a encaissé un rare revers en temps réglementaire. Ça lui a laissé un très mauvais goût dans la bouche.

«Le tir de Faulk a dévié contre la jambe de Patrick Wiercioch. Avant de frapper mon défenseur, la rondelle ne se dirigeait vraiment pas vers mon filet. Elle a changé de trajectoire de façon bizarre. Pour Gerbe, c'est un peu la même chose, sauf que son lancer a dévié après avoir touché Jean-Gabriel Pageau», résume-t-il.

«Nous avons frappé à peu près quatre poteaux dans ce match. Il y a des soirs, au hockey, où le tableau indicateur ne dit pas la vérité à la fin de la partie. Samedi était un de ces soirs», a-t-il résumé, appuyant les propos de son entraîneur.

Sstlaurent@ledroit.com

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