Le fragile bonheur de Stone

Mark Stone a démontré qu'il est de calibre... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Mark Stone a démontré qu'il est de calibre pour la LNH.

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Malgré d'impressionnantes statistiques, l'attaquant fait un cauchemar récurrent: celui de ne pas faire les séries

Mark Stone devrait être heureux. Il a réussi à prouver dans les 40 dernières parties qu'il est, hors de tout doute, un joueur de la LNH. Un bon joueur, à part ça. Il a marqué un autre but, son 11e de la saison, en fin de semaine.

Il manque juste un petit quelque chose à son bonheur.

Peut-être que c'est un gros quelque chose, au fond.

«Je joue plutôt bien. Je suis surtout content d'avoir fait preuve de constance tandis que je me baladais d'un trio à l'autre. Ça signifie que je suis un joueur qui peut bien alimenter et compléter ses coéquipiers. Je ne peux pas être satisfait parce que nous perdons. Ça devient frustrant d'accumuler les défaites de cette façon», a-t-il confié juste avant de quitter le Centre Canadian Tire, tard samedi soir.

Stone a surtout peur de ce qui pourrait arriver aux Sénateurs si jamais les défaites continuent de s'accumuler. «L'an dernier, j'ai été rappelé de Binghamton vers la fin de la saison. Pour la première fois, j'ai fait partie d'une formation qui se dirigeait vers une exclusion des séries éliminatoires. J'ai pu constater qu'il n'y a rien de pire. Jouer des matches sans signification, en fin de saison, tout en sachant que les séries sont hors de portée, c'est terrible.»

Si ça continue comme ça, Stone pourra quand même s'en retourner chez lui, au Manitoba, en se disant qu'il a fait sa part. Même Dave Cameron lui a offert de généreux compliments ce week-end. De très généreux compliments, même.

«Nous ne parlons pas suffisamment de Mark. Pourtant, quand on les étudie de près, on constate que ses statistiques sont équivalentes à celles de Hoff», a-t-il déclaré.

Stone a même devancé son coéquipier Hoffman au classement des marqueurs, ce week-end.

Hoffman passera la fin de semaine à Columbus, parmi les étoiles de la Ligue nationale de hockey. Stone, lui, n'a pas été invité.

«Hoff connaît une très bonne saison, mais il est surtout un joueur spectaculaire qui a le don de vous faire lever de votre siège. Stone est plus discret. Vous n'avez toutefois qu'à consulter ses statistiques, particulièrement celles qui ont trait à son temps d'utilisation, pour comprendre qu'on l'apprécie vraiment», ajoute le coach.

Le bâton qui coupe les passes

À force de l'observer, on a remarqué que Stone s'avère particulièrement habile en défensive pour intercepter des passes. C'est d'ailleurs ce qui lui a permis de déjouer Anton Khudobine samedi.

Il fait donc preuve d'un grand sens de l'anticipation.

«C'est une de mes forces depuis toujours, commente-t-il. Toutefois, je dois être franc. Je n'ai pas toujours été capable de bien l'exploiter parce j'ai toujours été un des pires patineurs des ligues dans lesquelles j'évoluais.»

Stone a travaillé fort, dans les dernières années, afin d'améliorer sa foulée. S'il ne l'avait pas fait, il n'aurait probablement jamais atteint la LNH.

Un entraîneur adjoint à Binghamton qui croyait en lui s'est chargé du reste.

«Le sens de l'anticipation, je l'avais. Il me restait à développer le positionnement. À Binghamton, Steve Stirling a passé beaucoup de temps à travailler là-dessus avec moi. Il a toujours cru que j'étais suffisamment intelligent pour tuer des punitions. Je n'avais jamais évolué en infériorité numérique avant d'arriver chez les pros.»

Stone fait aujourd'hui partie des cinq attaquants des Sénateurs qui passent le plus de temps sur la glace à quatre contre cinq.

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