Que se passe-t-il avec Lehner?

Robin Lehner n'a pas goûté à la victoire... (Étienne Ranger, Archives LeDroit)

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Robin Lehner n'a pas goûté à la victoire à ses quatre derniers matches.

Étienne Ranger, Archives LeDroit

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Après un début de saison canon, le gardien traverse un passage à vide

Robin Lehner s'en voulait après le match de mardi. «Les gars ont bien joué. Pas moi», a-t-il déclaré après avoir connu une autre soirée difficile devant son filet.

Parce que c'est vraiment le cas de le dire. Il s'agissait d'une «autre» mauvaise soirée pour le gardien suédois. Elles s'accumulent en ce début d'année.

Dix-sept buts alloués - et zéro victoire - à ses quatre derniers matches complets.

Dix-neuf buts alloués si on ajoute sa demi-soirée de travail en relève de Craig Anderson, jeudi dernier, au Colorado.

Dave Cameron ne sait même plus trop comment le défendre. Quand on lui a fait part des commentaires de Lehner, mardi soir, l'entraîneur-chef des Sénateurs a hoché de la tête.

«Ditto», a-t-il réagi, comme pour appuyer ses propos.

Il a ensuite tenté de se racheter. Il a dit qu'il serait trop facile de blâmer uniquement le gardien pour la défaite contre les Stars.

«Le hockey est un sport d'équipe. Nous avons perdu ce match parce que notre performance collective n'a pas été à la hauteur... et parce que nous avons encaissé quatre buts durant la deuxième période.»

Parler des quatre buts alloués, qu'on le veuille ou non, ça nous ramène un peu au travail du gardien.

Mais que diable s'est-il passé?

En début de saison, les deux gardiens des Sénateurs fonctionnaient à plein régime. Certains donnaient même l'avantage au jeune loup, bien motivé à devenir un gardien de buts numéro un. Lehner poussait effectivement dans le dos d'Anderson.

Lehner est capable d'expliquer, jusqu'à un certain point, son passage à vide.

Un Genou amoché

Il invoque d'abord le mal de genou qui l'a poussé à rater trois matches consécutifs au début du mois de décembre. Cette blessure mineure a eu pour effet de briser son rythme.

Il a eu le temps de revenir. Cameron, tout juste promu, l'a utilisé dans trois des six parties qui ont suivi.

Puis, à Noël, un vilain virus aurait mis la moitié de la famille Lehner sur le dos. Le père et le grand-père du gardien, qui visitaient de Suède, ont été malades, tout comme lui.

«Depuis quelques semaines, je suis de retour. Je travaille fort à l'entraînement. Il y a quand même certains défis», rappelle l'athlète de six pieds et quatre pouces.

On demande alors à Lehner s'il jouait son meilleur hockey en début de saison. Il fait la moue. «Non. J'étais bon, c'est tout. Le problème, c'est que dernièrement, j'ai été correct, sans plus. Je dois être meilleur que ça.»

Un gardien #1?

Surtout que la défensive des Sénateurs, de façon générale, démontre des signes encourageants. Ils ont alloué, en moyenne, 27,4 lancers par match à leurs adversaires dans la dernière séquence de 10 parties.

Cette moyenne s'élevait à 34,3 dans les 32 premières parties de la saison.

Si Lehner retrouvait ses moyens, la direction des Sénateurs pourrait sérieusement étudier la possibilité de lui accorder le titre de gardien titulaire qu'il convoite depuis toujours. Si l'équipe ne revient pas dans la course aux séries, on présume que Bryan Murray recevra quelques offres concernant Craig Anderson d'ici la date limite des transactions.

Lehner saura-t-il retrouver ses moyens?

Le principal intéressé bougonne quand on lui demande s'il s'est fixé un objectif pour la deuxième portion du calendrier régulier.

«Je n'ai pas d'objectif. J'ai toujours le même objectif, en fait. Je veux m'améliorer. Pour l'instant, Craig joue très bien. C'est tant mieux pour l'équipe.»

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