«Michalek ne triche jamais»

La production offensive de Milan Michalek n'est plus... (Agence France-Presse)

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La production offensive de Milan Michalek n'est plus celle qu'elle était du temps où il jouait avec Jason Spezza. Mais l'attaquant tchèque ne baisse pas les bras.

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(GLENDALE, ARIZONA) Tout le monde savait que le jeu de puissance des Sénateurs d'Ottawa finirait par sortir de sa léthargie. L'équipe n'allait quand même pas terminer la saison sans marquer un autre but avec l'avantage d'un homme.

Qui aurait pu deviner, par contre, que Milan Michalek serait l'homme qui mettrait un terme à l'embarrassante séquence de zéro en 29?

La traversée du désert des Sénateurs a justement pris fin dans le désert de l'Arizona, samedi soir. En suivant les directives de son entraîneur Dave Cameron, en fonçant vers le filet adverse avec autorité, Michalek a profité d'une supériorité numérique pour marquer un but au premier tiers.

Son quatrième but de la saison.

Sur le banc, l'entraîneur-chef était aux anges. Excité à l'idée de ne plus avoir à répondre aux questions quotidiennes des journalistes sur la panne sèche de ses piliers à l'attaque. Encore plus heureux de voir un de ses meilleurs soldats connaître un peu de succès.

«Milan est un vrai pro, assure Cameron. Il ne triche jamais. Avec lui, l'effort est au rendez-vous durant les matches et durant les séances d'entraînement sur glace. Il travaille tout aussi fort dans le gymnase. Il est facile, pour un entraîneur, de tomber en amour avec un joueur comme lui.»

Si l'effort est au rendez-vous, pourquoi les résultats tardent à venir?

«C'est comme ça que ça se passe dans notre business des fois, répond Cameron. Les joueurs d'expérience en sont parfaitement conscients. Quand ils traversent une séquence difficile, ils ne changent rien à leur façon de faire, à leur façon de travailler. Ils savent qu'éventuellement, tous les problèmes finissent par se régler. Pour cette raison, les jeunes joueurs de notre équipe peuvent beaucoup apprendre en observant Milan.»

«Milan est un vrai pro. Avec lui, l'effort est au rendez-vous.»

- Dave Cameron

Le moment est bien choisi pour s'attarder au travail de Michalek.

En fin de journée, hier, les Sénateurs ont quitté l'Arizona pour se rendre à Dallas. Demain, au American Airlines Center, ils entreprendront la deuxième moitié du calendrier régulier en affrontant leur ancien capitaine Jason Spezza pour la toute première fois.

Michalek et Spezza ont partagé un repas, hier soir. L'ailier tchèque s'ennuie beaucoup de son ancien centre. Sur la patinoire, surtout.

À ses trois premières saisons dans la capitale, en évoluant avec un vrai centre numéro un, Michalek produisait comme un marqueur de 30 buts.

Depuis, il pique du nez.

L'an dernier, c'était la consternation. En disputant 82 parties, il a marqué seulement 17 buts.

Cette année, s'il ne trouve pas vite des solutions à ses problèmes, il aura du mal à atteindre le plateau des 10 buts. «Je travaille fort», assure celui qui évolue depuis un certain temps avec David Legwand. «J'espère que je serai capable de renverser la vapeur. J'aimerais être un peu plus chanceux. Peut-être que le but marqué samedi pourra me donner un nouveau départ», ajoute-t-il.

Michalek n'a jamais été le joueur le plus bavard. Il est encore plus difficile de lui arracher des confidences dans des périodes difficiles.

«Il faut continuer à fréquenter les endroits où nous payons le prix. Il faut aller devant le filet adverse à tout prix.

«Il faut accepter les coups de bâton qui viennent avec. C'est ainsi qu'on marque des buts dans la LNH de nos jours», finit par cracher le vétéran ailier gauche qui est sous contrat jusqu'en 2017.

Sstlaurent@ledroit.com

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