Un nouveau Lazar rejoint les Sénateurs à Philadelphie

Dave Cameron n'oserait pas demander à Curtis Lazar... (La Presse Canadienne)

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Dave Cameron n'oserait pas demander à Curtis Lazar de disputer trois matches en trois soirs.

La Presse Canadienne

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(PHILADELPHIE) Curtis Lazar est arrivé au Wells Fargo Center une heure avant le match entre les Sénateurs et les Flyers. Durant son absence de trois semaines, il a changé.

Il a d'abord une cicatrice sous l'oeil droit. «J'ai reçu un coup de bâton durant le match du 31 décembre contre les Américains», explique-t-il. Sa lèvre inférieure est toujours enflée. «Ça, c'est une autre histoire. C'est arrivé contre la Slovaquie.»

Lazar revient surtout avec l'impression que sa carrière dans les rangs juniors est bel et bien complétée.

«J'ai gagné tout ce que je pouvais gagner à ce niveau», dit-il, tout souriant, exhibant la médaille d'or du Championnat mondial junior remportée 24 heures plus tôt.

Lazar a également remporté la Coupe Memorial avec les Oil Kings d'Edmonton le printemps dernier.

«Maintenant, on va essayer de remporter le gros trophée argenté. Je vise la coupe Stanley», ajoute-t-il avec enthousiasme, comme si c'était tout naturel.

L'attaquant de 19 ans, vous l'aurez compris, a surtout profité de son retour dans les rangs juniors pour faire le plein de confiance.

«Je suis vraiment content d'avoir participé au Championnat mondial. Je me connais. Si j'avais regardé la finale à la télévision, je m'en serais voulu à mort de ne pas être sur la glace. Porter le chandail du Canada... Chanter l'hymne national sur la patinoire... Je n'oublierai jamais cette soirée.»

Puisque son vol est arrivé plus tard que prévu, Lazar n'a pas vraiment eu la chance de bavarder avec ses coéquipiers des Sénateurs, hier.

Dans les prochains jours, quand il reprendra sa place dans le vestiaire, le cadet de l'équipe découvrira qu'il comptait sur une véritable section de supporters durant le tournoi.

Lundi, à peu près tous les membres des Sénateurs ont regardé la finale du Championnat mondial à la télévision. Certains ont trouvé des restaurants bars qui étaient abonnés au NHL Network dans le centre-ville de Philadelphie. D'autres ont suivi le match dans leur chambre d'hôtel.

L'entraîneur-chef Dave Cameron faisait partie du premier groupe.

La remontée des Russes vers la fin du deuxième tiers lui a rappelé de mauvais souvenirs. En 2011, quand il dirigeait Équipe Canada Junior, il a échappé la médaille d'or parce que son équipe a échappé une avance de trois buts en fin de match.

«Je regardais la finale de cette année en me rongeant les ongles», avoue l'homme de 56 ans.

«En fin de compte, nous avons eu droit à un grand match de hockey. C'est ce qui compte. C'est un peu ça qui fait la beauté du hockey junior. L'équipe qui détient l'avance ne peut jamais s'asseoir sur ses lauriers.»

La finale du CMJ 2015 a rappelé de bons souvenirs à Clarke MacArthur. Il y a 10 ans, le jeune vétéran des Sénateurs faisait partie de la sélection junior canadienne lors du tournoi qui se déroulait à Grand Forks, dans le Dakota du Nord.

En finale, MacArthur et ses coéquipiers Sidney Crosby, Patrice Bergeron et Ryan Getzlaf avaient dominé la Russie d'Alexander Ovechkine.

«J'ai reçu tout plein de textos lundi soir. Mes amis voulaient savoir si j'étais nerveux durant la finale. En début de match, oui, j'étais nerveux. Nous avions remporté le match 4-1 et ç'avait probablement été notre match le plus serré du tournoi. Les kids qui faisaient partie de l'équipe cette année faisaient face à une pression terrible. Ils ont réussi à protéger leur avance. C'est tout à leur honneur.»

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