Soixante points de suture plus tard

Un incident mystérieux lors d'un exercice d'échauffement a... (PATRICK WOODBURY, Archives LeDroit)

Agrandir

Un incident mystérieux lors d'un exercice d'échauffement a envoyé Mark Borowiecki à l'infirmerie, lundi.

PATRICK WOODBURY, Archives LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Il paraît que ce n'était pas beau à voir.

Mark Borowiecki était allongé au sol. Il hurlait de douleur. Il y avait une large plaie sur sa jambe gauche. Le sang s'en écoulait rapidement.

Ce qui s'est passé, exactement? Mystère. L'accident est survenu en fin d'après-midi, lundi, dans un corridor adjacent au vestiaire des Sénateurs d'Ottawa au Centre Canadian Tire.

Borowiecki, tout comme plusieurs de ses coéquipiers, s'échauffait en jouant avec un ballon de soccer sur un plancher de béton.

Il a peut-être effectué un plongeon dangereux dans le cadre du jeu.

Il n'aurait pas été le premier hockeyeur professionnel à prendre un risque démesuré dans le cadre d'un jeu amical.

Tous les joueurs interrogés par LeDroit, hier, ont répondu qu'ils n'ont rien vu de ce qui s'est passé; qu'ils avaient le dos tourné quand c'est survenu.

«Je l'ai juste entendu crier, j'ai regardé. Quand tu vois un gars comme Boro se tordre de douleur, tu comprends assez rapidement que c'est grave», raconte Jean-Gabriel Pageau.

Le Gatinois s'est porté au secours de son coéquipier blessé. Avec Robin Lehner, il a essayé de calmer le blessé avant l'arrivée des secours.

Craig Anderson s'est précipité au vestiaire pour alerter les médecins.

«À ce moment-là, la plaie n'était pas encore ouverte. Ça s'est empiré avec le temps», explique Mika Zibanejad.

Des photos de la blessure circulaient dans le vestiaire, après le match de lundi. Quand on a demandé à l'entraîneur-chef Dave Cameron de les décrire, il a simplement grimacé.

«Des gars ont voulu regarder. Pas moi. J'ai un peu de misère avec les plaies ouvertes», avoue le capitaine Erik Karlsson.

Selon une rumeur qui courait dans le CCT, tard lundi soir, une soixantaine de points de suture auraient été nécessaires afin de bien refermer la plaie.

Borowiecki, sans grande surprise, n'a pas joué lundi. Il n'était pas non plus dans les parages, hier après-midi, lorsque ses coéquipiers se produisaient devant public au concours annuel d'habiletés des Sénateurs.

Sans trop donner de détails, Cameron s'est contenté de dire que son absence pourrait être «assez longue».

Pour les prochains matches, le nouvel entraîneur n'aura donc que six défenseurs à sa disposition. Jared Cowen, Chris Phillips et Patrick Wiercioch évolueront du côté gauche. Cody Ceci, Eric Gryba et Karlsson seront à droite.

Malgré la nature de l'accident, les joueurs des Sénateurs n'ont pas l'intention de remiser leur ballon de soccer. Il continuera de servir avant chaque partie.

«Si on me demandait d'arrêter pour des raisons de sécurité, je serais probablement fâché. Je finirais peut-être par m'entêter. Je botterais le ballon tout seul contre le mur», affirme pour sa part Zibanejad.

Toutes les équipes de la LNH misent sur des adeptes du ballon rond. Le soccer fait partie des routines d'avant-match dans les 30 amphithéâtres de la ligue depuis une bonne quinzaine d'années.

«Ça permet simplement de bouger, de se délier les muscles. Certains joueurs aiment ça, d'autres aiment moins ça. Ça ne fait pas partie des exercices obligatoires de notre équipe. Personnellement, je trouve ça bien utile. Le soccer fait partie de ma routine d'avant-match depuis que je suis tout petit. Ça me permet de faire travailler à peu près toutes les parties de mon corps, sauf peut-être mes bras et mes mains», ajoute le Suédois.

sstlaurent@ledroit.com

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer