Un trois contre trois bien excitant

Craig Anderson préfère avoir des joueurs devant lui... (La Presse Canadienne)

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Craig Anderson préfère avoir des joueurs devant lui pour l'aider à gagner un match. Il s'est toutefois bien tiré d'affaire samedi face à Daren Helm lors d'une échappée en troisième période.

La Presse Canadienne

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La troisième défaite d'affilée des Sénateurs d'Ottawa samedi s'est décidée sur une pièce d'anthologie de Gustav Nyquist.

La séquence où l'attaquant des Red Wings de Détroit a fait trois fois le tour de la zone des Sénateurs sans que personne ne parvienne à lui soutirer la rondelle avant qu'il ne marque à 41 secondes de la fin de la prolongation était le fait saillant de la soirée dans la LNH et elle faisait toujours jaser hier.

Mais avant ce tour de force qui a procuré un gain de 3-2 aux visiteurs, la période supplémentaire s'était amorcée par du jeu tout aussi excitant en situation de trois contre trois, vu que deux joueurs étaient allés au cachot en fin de troisième période.

La planète LNH a ainsi eu un aperçu du projet pilote présentement à l'essai dans la Ligue américaine de hockey, où la prolongation dure sept minutes, les trois premières à quatre contre quatre (comme dans la LNH) et les quatre dernières avec un patineur de moins de chaque côté.

Les résultats sont probants jusqu'à maintenant, seulement 25% des parties ayant nécessité de la prolongation ayant été décidées avant de se rendre aux tirs de barrage, comparativement à 65% l'an passé. Pas moins de 35 des 99 parties avec du temps supplémentaire ont vu un gagnant être couronné à trois contre trois.

Le match de samedi a bien failli l'être, mais le défenseur Erik Karlsson a raté la cible quand il a tenté de déjouer le gardien Jimmy Howard en échappée, et les Wings ont aussi raté de belles chances.

«Ce n'est pas mauvais comme concept. C'est amusant pour une courte période de temps, mais on ne pourrait pas le faire longtemps. C'est dommage que je n'ai pas réussi à capitaliser (sur son échappée) samedi. C'est un peu une loterie, mais c'est la même chose pour les deux clubs. J'aime aussi effectuer des tirs de barrage, ça ne me dérange pas si on les conserve», soulignait Karlsson hier.

«Un concours de circuit»

En ce sens, son opinion est bien différente de celle du gardien Craig Anderson, qui déteste le concours d'habiletés qu'est la fusillade depuis son arrivée dans la «nouvelle» LNH, en 2005.

«C'est l'équivalent d'un concours de circuits au baseball, estime-t-il. Le trois contre trois était pas mal excitant à regarder. J'aime l'idée d'avoir des coéquipiers sur la glace pour aider à décider l'issue d'un match, au lieu d'avoir des gars qui s'amènent lentement en échappée, sans personne derrière qui met de la pression.»

L'entraîneur-chef Dave Cameron est favorable à l'idée d'amener ce concept dans la LNH lui aussi, même si son homologue des Red Wings Mike Babcock lui a compliqué la vie samedi en envoyant Henrik Zetterberg et Pavel Datsyuk avec Niclas Kronwall au début de la prolongation, ce à quoi il a répliqué en utilisant deux défenseurs (Karlsson et Cody Ceci) et un seul attaquant (Kyle Turris).

«Si j'avais eu deux attaquants aussi habiles, de classe mondiale, j'aurais fait ça moi aussi. Mais j'ai plutôt décidé à la façon conservatrice écossaise. Mais j'aime bien le trois contre trois, c'est ouvert et vous allez obtenir une chance. Si vous la ratez à cause d'un bel arrêt, d'un tir hors cible ou d'un tir bloqué, ils vont s'en aller à l'autre bout. C'est pour ça que c'est si intrigant. Les joueurs sont comme des loups affamés qui se lèchent les babines», lance Cameron.

Le Gatinois Jean-Gabriel Pageau a participé à quelques prolongations du genre avec les Senators de Binghamton et il rapporte que l'expérience est assez concluante. Son ancien club n'a d'ailleurs eu besoin de la fusillade qu'à une seule occasion depuis le début de la campagne, alors que six matches ont été décidés en prolongation (fiche de 4-2).

«Il y a beaucoup de chances de compter, des surnombres se produisent souvent. C'est quelque chose qui est le fun, ça te rappelle un peu quand tu jouais dehors avec tes chums. C'est homme pour homme et tu ne fais que jouer au hockey», mentionne-t-il.

«J'adore ça. Ça donne plein de surnombres et je pense que ça me permettrait de tirer profit de ma vitesse», ajoutait de son côté Mike Hoffman, qui a compté son 11e but de la saison samedi soir, le meilleur total de son club.

Mbrassard@ledroit.com

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