Soulagé, mais pas encore satisfait

Ses patrons trouvent qu'il est le défenseur le... (Agence France-Presse)

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Ses patrons trouvent qu'il est le défenseur le plus fiable de son équipe, mais, offensivement, Ceci trouve qu'il ne produit pas assez. Il promet de prendre plus de chances à mesure que sa carrière avancera.

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(WASHINGTON) Cody Ceci a célébré son 21e anniversaire de naissance, hier, à Washington. Quand on lui dit qu'il a été, malgré son jeune âge, le défenseur le plus constant et le plus fiable de son équipe durant la première moitié de la saison régulière, il paraît soulagé.

Ça confirme qu'il n'a pas travaillé en vain.

«C'était mon objectif en débutant la saison. Je voulais me concentrer sur l'aspect défensif de mon jeu», confie le cadet de la brigade défensive des Sénateurs.

Ceci a travaillé dans le but de s'améliorer en défensive, il a surtout travaillé avec la peur au ventre.

Il nous a fait une grosse confidence cette semaine: il a toujours un peu peur de perdre son poste. «C'était une vraie préoccupation durant l'été. Je savais que l'équipe avait plusieurs défenseurs sous contrat. Je savais aussi que, contrairement à tous les autres, je détiens un contrat à deux vitesses. Un retour dans les mineures était possible.»

«J'ai toujours travaillé très fort durant la saison morte. L'été dernier, ces pensées qui traversaient constamment mon esprit m'ont poussé à travailler encore plus fort.»

Les efforts sont aujourd'hui récompensés. L'an dernier, en tant que recrue, il était un des défenseurs les moins utilisés par Paul MacLean. Même Joe Corvo passait plus de temps que lui sur la patinoire.

Cette saison, seuls Erik Karlsson et Chris Phillips le devancent dans l'échiquier. Samedi soir, à Montréal, Ceci a encore une fois été le deuxième joueur le plus sollicité dans le camp visiteur, après son capitaine. «J'ai eu quelques mauvaises séquences. Je me souviens de quelques rencontres où la rondelle semblait toujours bondir par-dessus ma palette», réagit-il, lorsqu'on lui demande s'il n'a pas été miraculeusement épargné par la guigne de la deuxième saison.

Un joueur qui dispute «quelques» mauvaises parties n'est pas frappé par la malédiction. Tous les joueurs - même les plus grands - finissent par en jouer une ou deux moins bonnes, à l'occasion.

Ceci surmonte tranquillement sa peur de perdre sa place. Sa confiance croît. Il n'est pas pour autant satisfait sur toute la ligne de son rendement.

Il a inscrit neuf points à ses 33 premières parties. Il se situe presque dans le premier tiers des défenseurs les plus productifs de la LNH. Pour certains, ce serait satisfaisant. Pour un ancien choix de première ronde qui avait l'habitude de produire à un rythme d'un point par match à ses dernières années dans les rangs juniors, ce n'est pas le nirvana.

«Mes modèles sont des joueurs qui sont capables de briller aux deux extrémités de la patinoire. Des gars comme Drew Doughty, par exemple. Soir après soir, il affronte les meilleurs attaquants des équipes adverses. Ça ne l'empêche pas de produire.»

Ceci ne ressent pas une pression indue de produire rapidement. Il se sent bien à l'aise dans son rôle de deuxième défenseur droitier des Sénateurs. Vivre dans l'ombre de «Karl» ne le dérange pas trop.

«Pour les premières années de ma carrière, ma priorité demeurera toujours la défensive. Plus le temps passera, plus je me sentirai à l'aise. Vous allez alors me voir prendre davantage de chances. À ce moment-là, si tout va bien, je produirai plus. Je crois que c'est la même chose pour tous les jeunes défenseurs. Il faut toujours un peu de temps avant de se sentir à l'aise dans son environnement, avec ses coéquipiers.»

Sstlaurent@ledroit.com

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