Méthot est prudent et optimiste

«Je veux jouer malgré la blessure... Mais je... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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«Je veux jouer malgré la blessure... Mais je ne veux pas nuire à mon équipe non plus», affirme Marc Méthot.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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À l'occasion de son premier match en tant qu'entraîneur-chef dans la Ligue nationale de hockey, ce soir, Dave Cameron pourra compter sur son pilier défensif.

Marc Méthot n'a pas affronté les Canucks de Vancouver, dimanche. À peine revenu au jeu après une longue absence, on a dit aux journalistes que «sa vieille blessure avait recommencé à l'importuner».

L'athlète franco-ontarien de 29 ans tient à rassurer les fans. Même s'il doit se montrer prudent, il ne devrait plus s'absenter trop souvent.

«L'affaire, c'est que ma saison débute. Avec tout ce qui m'est arrivé, je ne voulais pas m'imposer une séquence de trois parties en quatre jours en commençant. Après avoir discuté avec les entraîneurs, nous avons convenu qu'il était préférable pour moi de rater le match numéro trois», explique-t-il.

Méthot a quand même songé à disputer le match trois. Il a enfilé son uniforme en début de soirée. Il a fait quelques tours de patinoire durant la période d'échauffement avant d'abdiquer.

«Je veux jouer malgré la blessure... Mais je ne veux pas nuire à mon équipe non plus. Durant la période d'échauffement, je ne pouvais pas me déplacer comme je voulais. Nous avons eu trois jours pour nous reposer depuis. Ces jours m'ont fait beaucoup de bien», assure celui qui a complété quatre mises en échec et qui a bloqué cinq lancers à ses deux premiers matches de la saison.

Méthot a dit deux ou trois autres trucs de plus qui feront plaisir à son nouvel entraîneur.

À la veille de son baptême de feu, contre les Kings de Los Angeles, Cameron se dit émotif.

«J'ai payé le prix. J'ai travaillé très fort pour me rendre jusqu'ici. J'ai toujours dit aux gens que j'adore mon métier. Je pourrais passer toutes mes journées dans un aréna. Je n'étais cependant jamais certain d'atteindre mon but. Des tas d'excellents entraîneurs n'atteignent jamais la Ligue nationale.»

Méthot semble bien décidé à l'épauler. Il se positionne clairement parmi les leaders de son équipe quand il dit que le temps est venu pour les Sénateurs de se mettre au travail.

«Je crois avoir déjà entendu un dicton selon lequel on sépare les bonnes équipes des mauvaises au temps des Fêtes. Eh bien, nous y sommes. Les Fêtes sont à nos portes», souligne-t-il.

Les Fêtes approchent, mais les Sénateurs ne gagnent pas. Ils ont battu les Canucks dimanche soir, mais cette petite victoire ne peut nous faire oublier qu'ils ont encaissé huit défaites dans les 10 parties précédentes.

Pente ascendante

Méthot voit peut-être des choses qui sont invisibles pour les observateurs de l'extérieur. Il est convaincu que les Sénateurs sont sur la pente ascendante.

«Depuis quelques semaines, on s'améliore. Je vous le jure! Je sais que les excuses sont inutiles dans le monde du hockey, mais nous avons subi plein de revers par la marge d'un but. Dans ces parties, nous avons bien joué. Un jeu différent ici, un jeu différent là... Nous aurions facilement pu remporter quelques parties de plus durant cette séquence.»

Malgré leur récente séquence perdante, même si leur entraîneur-chef a été sacrifié, les Sénateurs se trouvaient hier matin à quatre petits points d'une place en séries.

«Une belle opportunité se présente à nous. Pour les vétérans comme Philly et Neiler, nous devons la saisir. Je ne suis plus un très jeune joueur non plus. On n'a pas chaque année la chance de participer aux séries. Il ne faut pas rater notre coup.»

Sstlaurent@ledroit.com

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