Du respect malgré les différences d'opinion

Erik Karlsson... (Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit)

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Erik Karlsson

Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit

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Dans les médias, depuis le début de la semaine, on affirme que les relations entre Paul MacLean et Erik Karlsson étaient tendues. Certains vont jusqu'à dire que la dernière altercation entre les deux hommes, durant le match de dimanche, pourrait avoir accéléré le processus de congédiement de l'entraîneur.

Le capitaine des Sénateurs prétend pourtant que les rapports avec son superviseur immédiat étaient cordiaux.

«Nous n'étions pas toujours sur la même longueur d'ondes. Nous avions quelques différences d'opinion. J'ai cependant toujours respecté Paul. Il m'a beaucoup aidé au début de ma carrière. Il a été très bon pour moi. Il est une bonne personne. Je lui souhaite beaucoup de succès dans ses prochains défis», a débité le défenseur après la séance d'entraînement d'hier.

Karlsson a déjà tourné la page. Avec la récente séquence d'insuccès des Sénateurs, il s'attendait à ce que des changements surviennent.

«Des changements, ce n'est jamais bien joyeux. C'est ça qui est ça. L'équipe doit aller de l'avant. Nous devons recommencer à gagner. Nous savons que d'autres changements pourraient survenir dans le vestiaire si jamais nous continuons à perdre.»

Karlsson doit s'attendre à ce qu'il y ait des changements à court terme.

Il trônait hier matin au sommet de la LNH avec 37 revirements comptabilisés après 27 parties. Il présente aussi le pire différentiel de son équipe, à moins 10.

«Avec Karlsson, il sera très important de travailler sur la gestion du risque. Karlsson est un joueur intelligent. Nous ne voulons pas l'empêcher de frapper des coups de circuit. Nous voulons juste qu'il se fasse retirer sur des prises un peu moins souvent», a expliqué Dave Cameron, hier.

Dans les médias, on affirme que MacLean se montrait trop dur envers ses joueurs de premier plan. On dit aussi qu'il n'était pas toujours à l'écoute. Plus les jours passaient, plus il se montrait intransigeant dans sa façon de diriger l'équipe.

Bobby Ryan dit que ce n'est pas entièrement vrai.

«Samedi passé, je regardais Hockey Night in Canada et on disait encore que j'étais mécontent de mon utilisation. Je me demande bien où les commentateurs ont pêché ces informations», dit-il, indigné.

«Ma relation avec Paul était très bonne, assure l'ailier droit américain. Quand il a décidé de ne pas m'utiliser dans la première vague du jeu de puissance, il m'a rencontré pendant 45 minutes pour en discuter. Mon rôle dans les unités spéciales me convient.»

Ryan reconnaît néanmoins que des changements devaient être apportés chez les Sénateurs. «Est-ce que le changement devait survenir derrière le banc? Je l'ignore. Le temps nous dira si la direction a pris la bonne décision.»

Dans sa première conférence de presse à titre d'entraîneur-chef des Sénateurs, Cameron a également fait référence à Ryan sans le nommer.

Il a parlé de la façon dont il entend gérer «les marqueurs de 30 buts». À Ottawa, les marqueurs de 30 buts ne sont pas légion...

«Un gars qui a le talent naturel pour marquer une trentaine de buts marquera 30 buts tout naturellement si je l'envoie sur la patinoire.

«Quand j'aurai la chance de m'entretenir avec le marqueur de 30 buts, il ne sera donc jamais question du nombre de buts qu'il doit marquer. Nous allons parler des choses qu'il doit faire régulièrement afin de se retrouver sur la patinoire», dit le coach.

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