Phillips n'a absolument rien vu venir

Bryan Murray a surpris bien des gens en... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Bryan Murray a surpris bien des gens en congédiant Paul MacLean, incluant certains joueurs.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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«J'ai entendu la nouvelle en même temps que tout le monde. Et j'étais sous le choc.»

Chris Phillips, le vétéran qui a vécu six changements d'entraîneur-chef depuis le début de sa carrière avec les Sénateurs, est catégorique. Il ne se doutait pas le moins du monde que Bryan Murray s'apprêtait à limoger Paul MacLean.

«D'habitude, quand un changement de garde se prépare, il y a des signes avant-coureurs. Des rumeurs se propagent. Cette fois, rien. Je vous jure que j'ai été surpris d'entendre la nouvelle.»

Les Sénateurs avaient congé d'entraînement, hier. Phillips a été intercepté par quelques reporters au Sensplex de Kanata en fin de journée. Avec ses coéquipiers Colin Greening, Curtis Lazar et Zack Smith, il participait à une activité de bienfaisance organisée par l'Association des joueurs de la LNH.

Quand on lui a demandé de parler des relations prétendument tendues entre MacLean et certains de ses joueurs, le défenseur de 36 ans a fait la grimace.

«Je ne me sens pas très à l'aise d'entrer dans les détails. La décision de congédier Paul appartient à la direction.»

«Moi, en tout cas, j'avais une bonne relation avec Paul. Puisque je suis un des joueurs les plus âgés, j'avais la chance de m'entretenir avec l'entraîneur plus souvent que les autres. Tout ce que je peux dire, c'est qu'il a été un individu très solide qui m'a toujours traité correctement.»

Greening et Smith auraient pu en vouloir à MacLean.

L'entraîneur-chef a jugé que Greening n'était pas assez bon pour faire partie de sa formation de 20 joueurs en début de saison. L'ailier de Terre-Neuve n'a jamais réussi à se tailler un poste avec l'équipe depuis. Il a regardé 19 des 27 premiers matches de la saison dans la galerie de la presse.

«Je sais que Bryan a dit que certains joueurs avaient du mal à s'entendre avec Paul. Je ne peux qu'offrir des commentaires sur ma situation personnelle. J'ai toujours maintenu une bonne relation avec le coach. On communiquait souvent et on communiquait bien.»

Smith n'a pas marqué un seul but au mois de novembre. Cette léthargie a poussé MacLean à le rayer de sa formation à deux reprises dans les cinq dernières parties.

Il n'a jamais cherché à blâmer quelqu'un d'autre pour expliquer ses problèmes. Au lendemain de son premier match en tant que spectateur, à Tampa, il a confié qu'il n'avait pas cherché à obtenir d'explications de la part de MacLean. Il n'en avait pas besoin.

«Les joueurs sont ceux qui sont responsables de ce qui se passe sur la patinoire. Les succès de l'équipe reposent sur nos épaules. Je suis personnellement responsable de mes difficultés cette saison. Je ne suis pas assez naïf pour croire que le congédiement de l'entraîneur va régler comme par magie tous les problèmes de notre équipe», a-t-il commenté hier.

Phillips n'est pas prêt à dire que les ennuis de son équipe en défensive sont entièrement imputables au système de jeu de MacLean. «Il existe tout plein de systèmes de jeu au hockey. Ils peuvent tous fonctionner. Il faut cependant que les joueurs qui sont envoyés sur la glace connaissent le système. Il faut que les joueurs s'acquittent correctement de leurs tâches.»

Les joueurs rencontrés hier ne voulaient pas trop se prononcer sur Dave Cameron non plus. Au mieux, Zack Smith a salué son positivisme.

«Quand ça va mal, il a toujours un bon mot à nous dire. Il est cependant vrai que le rôle des entraîneurs adjoints consiste souvent à remonter le moral des gars...»

Sstlaurent@ledroit.com

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