Les Sénateurs mettent fin à leur série noire

Les Sénateurs célèbrent leur victoire en prolongation.... (Agence France-Presse)

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Les Sénateurs célèbrent leur victoire en prolongation.

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La sixième fois, les Sénateurs d'Ottawa ont finalement obtenu un résultat différent.

Les joueurs de Paul MacLean essayaient dimanche soir de mettre un terme à une séquence de cinq défaites consécutives. Durant ces cinq parties, une tendance inquiétante avait émergé. Ils étaient soit en avance, soit à égalité avec leurs adversaires après deux périodes. Chaque fois, ils s'étaient écroulés dans les 20 dernières minutes de jeu.

Dimanche, à un moment critique, ils ont réussi à stopper la glissade.

Après 30 minutes de jeu au Centre Canadian Tire, ils tiraient de l'arrière par trois buts. Au deuxième entracte, ils avaient réussi à niveler la marque en inscrivant trois buts consécutifs.

En prolongation, Erik Karlsson a marqué le but qui a permis à son équipe de vaincre les Canucks de Vancouver, 4-3.

Cette victoire ne règle vraiment pas tous les problèmes. Les Sénateurs occupent toujours le septième rang de la section Atlantique. «C'est quand même une victoire qui soulage», a soupiré Mika Zibanejad dans le vestiaire.

Le jeune centre suédois a probablement disputé hier soir son meilleur match en carrière dans la Ligue nationale de hockey. Il a réussi son premier doublé. Il a participé à tous les buts de son équipe.

En prolongation, il avait la rondelle sur son bâton, bien placé devant le gardien des Canucks Eddie Lack. Il aurait pu essayer de compléter son tour du chapeau, tout le monde aurait compris. Il a plutôt choisi de laisser la rondelle derrière pour son capitaine. La décision a été payante.

«Je voulais lancer, mais j'ai vu Erik dans le coin de mon oeil. Je l'ai surtout entendu crier. À ce moment-là, j'ai compris que la meilleure option était de faire une feinte de tir avant de lui laisser la rondelle.»

«Ce qu'il m'a crié? Je l'ignore. Erik crie tout le temps quand il est sur la patinoire», s'est-il empressé d'ajouter.

Karlsson a finalement marqué un but avec son huitième lancer de la soirée. En fait, il a tenté de lancer 23 rondelles vers le filet de son compatriote Lack. Neuf d'entre-elles ont été bloquées par des patineurs des Canucks. Six autres ont fini leur trajectoire sur la rampe ou sur la baie vitrée.

David Legwand a inscrit l'autre but des Sénateurs. Bobby Ryan a récolté trois mentions d'aide durant la partie.

On écrivait plus haut que cette victoire ne réglait pas tous les problèmes des Sénateurs. Quand ils retourneront au travail, demain matin, ils devront se demander pourquoi il a été si ardu pour eux d'entreprendre cette rencontre. Les Canucks présentaient avant le match d'hier soir la meilleure fiche sur la route de toute la LNH. Il était évident qu'ils voulaient l'améliorer.

L'ancien des Olympiques de Hull Radim Vrbata a toujours connu du succès contre les Sénateurs. Il avait inscrit 10 buts à ses 16 premières parties en carrière contre eux. Hier, il a lancé huit fois et marqué un autre but.

Kevin Bieksa et Brad Richardson ont été les autres joueurs à battre Craig Anderson.

«À mi-chemin dans la partie, nous n'étions pas inquiets. Nous savions qu'Andy fermerait la porte», assure Ryan.

MacLean «brasse la cage» de son capitaine

Paul MacLean a peut-être «brassé la cage» de certains joueurs, dans le vestiaire, au premier entracte.

Il prétend que ce n'est pas le cas. «Après la première période, j'ai simplement dit aux gars que ce n'était pas si pire que ça. Notre façon de jouer n'était pas si mauvaise», assure-t-il.

L'entraîneur-chef ne peut cependant pas nier une chose. Il y a bel et bien eu un échange musclé avec son capitaine Erik Karlsson au beau milieu du premier engagement.

«C'est vrai, mais j'ai des conversations avec plusieurs joueurs durant nos matches. De quoi parlait-on, Erik et moi? Juste du match en cours contre les Canucks. On réglait certains petits détails.»

Dans le vestiaire, après le match, le capitaine a lui aussi offert une réponse de politicien. «Le jeu de puissance ne fonctionnait pas très bien. Il fallait trouver des façons de le relancer. C'est pourquoi la discussion était nécessaire.»

MacLean, qui traverse sa première tempête en tant qu'entraîneur-chef des Sénateurs, a pris le temps de souligner le bon travail de certains de ses joueurs. Mika Zibanejad. Bobby Ryan. Mike Hoffman. Curtis Lazar. Erik Condra. Alex Chiasson.

Il n'a pas pu faire le même compliment à Marc Méthot. Le défenseur franco-ontarien devait prendre part à son 400e match en carrière, hier soir. Il a déclaré forfait durant la période d'échauffement. Sa vieille blessure qui refait des siennes. «Il aurait disputé un troisième match en quatre soirs. Il a besoin d'un petit repos. Ce n'est pas étonnant. Nous disposons maintenant de trois journées de répit avant notre prochaine partie. Cette pause lui sera utile», croit l'entraîneur.

MacLean a utilisé Jared Cowen à la place de Méthot contre les Canucks. «Et Jared s'est vraiment bien débrouillé», complète MacLean.

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