La pression monte chez les Sénateurs

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Le beau début de saison des Sénateurs n'est plus qu'un lointain souvenir après quatre revers de suite.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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En théorie, le retour triomphal de Daniel Alfredsson dans le vestiaire des Sénateurs d'Ottawa devait s'avérer inspirant, même l'espace d'un soir seulement.

En pratique, le club de Paul MacLean a encaissé un quatrième revers de suite jeudi, trois d'entre eux par la marge d'un but, et la pression commence à monter dans la capitale alors qu'une formation qui avait connu un bon début de campagne est de retour à la barre des ,500 (10-10-5) et s'éloigne d'une place en séries.

L'attaque n'a produit que six buts lors de ces quatre défaites, incluant celle de 2-1 contre les Islanders en cette journée où l'ancien capitaine de l'équipe est revenu annoncer qu'il prenait sa retraite. Ottawa n'a obtenu que 21 tirs au but, ratant la cible à 20 occasions en plus de s'en faire bloquer 22 autres tentatives.

«On a tout fait»

«Je ne dirais pas qu'on a manqué d'émotion. On a tout fait pour essayer de gagner, soulignait le vétéran Chris Phillips vendredi. Il faut qu'on simplifie notre jeu, qu'on fasse un meilleur travail de gestion de la rondelle, surtout en zone offensive. Il ne faut pas essayer de recommencer à zéro et d'inventer une nouvelle façon de jouer. On fait beaucoup de bonnes choses, et il y en a aussi plusieurs où on peut s'améliorer. C'est là qu'on en est avec notre jeu présentement.»

Pour l'entraîneur-chef Paul MacLean, qui se fait critiquer de toutes parts pour certaines de ses décisions (par exemple, utiliser Chris Neil en fin de match jeudi soir, en désavantage numérique et avec un déficit d'un but), il faut accentuer le positif plutôt que le négatif dans une telle situation.

«Le nombre de tirs et de tentatives de lancers est une chose positive. Le nombre de tirs que nous avons alloué dans les deux derniers matches est quelque chose de positif, on accorde moins de chances de compter aussi. Le seul point négatif, c'est qu'on n'a pas gagné. Quand tu perds par un but, tu fais assez de choses positives, mais pas suffisamment pour l'emporter. Il faut continuer à jouer de la même façon sans la rondelle, et en faire un peu plus (avec celle-ci) pour qu'on commence à gagner ces parties serrées», analysait-il avant le départ de son club pour Pittsburgh.

Des Penguins blessés

Après des Islanders qui devaient se débrouiller sans trois de leurs quatre meilleurs défenseurs, les Sénateurs se frotteront samedi après-midi à un autre des meilleurs clubs dans l'Est. L'équipe de Pittsburgh est toutefois passablement amochée, cinq piliers - Pascal Dupuis, Kristopher Letang, Chris Kunitz, Patric Hornqvist et Beau Bennett - étant présentement au rancart.

Blanchis 3-0 par Vancouver jeudi, les Penguins ont cependant deux super-vedettes en santé, soit Sidney Crosby, le premier compteur de la LNH, et Evgeny Malkine (5e).

Par la suite, les Sénateurs ont des matches contre d'autres puissances du circuit Bettman - Vancouver dimanche, Los Angeles jeudi et Boston samedi - au programme du reste de leur semaine.

«Depuis que je suis ici, j'ai remarqué que nous jouons mieux contre les meilleures équipes, donc j'ai hâte de voir ce qu'on pourra faire en tant que groupe lors de ces quatre parties, a souligné le gardien Craig Anderson, dont le dernier gain remonte au 13 novembre (0-4-1 depuis). Je trouve que nous progressons présentement, si on continue à se soucier du processus, les résultats vont venir. Nous allons finir par compter des buts, c'est certain, si on continue à jouer de la bonne façon collectivement. J'ai trouvé que nous avions un bon sentiment d'urgence (jeudi) alors qu'il y avait beaucoup d'émotions dans l'aréna et le vestiaire avec la présence de Daniel (Alfredsson).»

«Nous avons joué nerveusement au début (jeudi), c'est certain. [Alfredsson] nous parlait dans la chambre, il y avait de l'émotion et ça peut vous vider d'énergie un peu parfois. On aurait dû avoir plus de jambes, ça aurait été bien mieux si on avait pu gagner, estimait de son côté le vétéran Clarke MacArthur. Il va falloir qu'on fonce plus au filet pour créer des buts sur des retours et des déviations. On a regardé des vidéos (vendredi) et on ne se rend pas suffisamment au but. On devra le faire pour reprendre confiance, tu ne peux pas toujours compter de beaux buts sur des descentes», rappelle-t-il.

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