Les Sénateurs saluent le numéro 4

«Il était un excellent ambassadeur, pas seulement pour... (Photo: Bernard Brault, Archives La Presse)

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«Il était un excellent ambassadeur, pas seulement pour le hockey, mais pour tout le Québec et les francophones», a dit Paul MacLean.

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Alors qu'ils se préparent à rendre hommage au plus grand capitaine de leur histoire, Daniel Alfredsson, les Sénateurs d'Ottawa étaient comme tout le reste du monde du hockey hier, attristés par le décès d'un autre grand capitaine, Jean Béliveau.

«Mes parents me parlaient beaucoup de lui. Le nombre de coupes Stanley qu'il a gagnées, c'était remarquable, mais ce qui ressortait de ce qu'ils m'ont dit, et qu'on voit dans les dernières 24 heures, c'est à quel point il était une personne incroyable. En ce sens, je suis honoré de porter le numéro4 aujourd'hui... Même les gens qui n'aimaient pas le hockey l'aimaient, ce qui en dit beaucoup sur lui», a commenté le défenseur Chris Phillips.

Son patron Paul MacLean a rencontré M. Béliveau à quelques reprises du temps où il jouait pour les Jets de Winnipeg, mais il se souvient surtout de l'avoir vu jouer quand il était jeune.

«C'est très triste, c'est une autre icône de la LNH qui nous quitte. J'ai grandi en le regardant, alors que les joueurs d'aujourd'hui ne savent pas ce qu'est le noir et blanc. Il était un des meilleurs centres de l'histoire, et il jouait avec tellement de calme et de grâce. Il était un excellent ambassadeur, pas seulement pour le Canadien et le hockey, mais pour tout le Québec et les francophones. C'est une grosse perte pour le hockey, tout comme Pat Quinn et Victor Tikhonov la semaine dernière. Et on prie aussi pour Gordie Howe», a noté MacLean.

Une présence

Son adjoint Rick Wamsley a joué trois saisons avec le Tricolore, au début des années 1980. Il a donc souvent croisé Jean Béliveau.

«Quand vous êtes un jeune joueur à Montréal, vous connaissez tous les grands joueurs. Mais M. Béliveau, on le voyait sur une base semi-régulière, il était autour de l'équipe. Il ne vous imposait pas une façon de penser, mais il était toujours là pour vous parler. Il avait toute une présence, une aura d'un grand joueur qui était aussi un gentleman. Quel ambassadeur pour l'équipe et le sport. Il se rappelait toujours de votre nom, même plusieurs années plus tard», s'est souvenu l'entraîneur des gardiens.

Ancien dépisteur-chef du Canadien, le dg adjoint Pierre Dorion conservera aussi un excellent souvenir des nombreuses occasions où il a rencontré le légendaire hockeyeur. «C'est une des rares personnes que j'ai croisé dans ma vie qui avait une présence quand on le voyait au Forum ou au Centre Bell. C'était toute une personnalité, il parlait tellement bien, ses pensées étaient réfléchies. Il avait une classe indescriptible, et quand on lui parlait de hockey, c'était toujours l'équipe en premier, et non lui-même. C'était une de ses grandes qualités», estime Dorion.

Ancien du Canadien et maintenant analyste à la radio de TSN Ottawa, Murray Wilson comparait celui qui a refusé le poste de gouverneur général à Ottawa il y a quelques années à de la royauté.

«J'ai été repêché par le Canadien en 1971, alors que M. Béliveau venait d'annoncer sa retraite. Il était cependant là pour m'accueillir dans l'organisation, en même temps que Guy Lafleur et Larry Robinson. Il était toujours prêt à vous parler pour vous aider. En fait, il cherchait à aider tout le monde, il était un des meilleurs êtres humains au monde à ce chapitre. C'était ça Jean Béliveau, il ne voulait jamais être le centre d'attraction, il retournait l'attention vers les autres et surtout vers ses coéquipiers. C'est pour ça qu'il était si spécial», soulignait Wilson.

Mbrassard@ledroit.com

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