«Il avait le plus gros coeur»

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Daniel Alfredsson avait toutes les qualités requises pour devenir capitaine de son équipe.

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(Tampa) «On se souviendra de Daniel Alfredsson comme un des joueurs les plus constants, un des plus grands professionnels de son époque. Il avait beaucoup de talent, c'est évident, mais il était surtout un grand compétiteur. Avec lui, c'était la même chose chaque soir. Il n'était pas le plus gros, mais il avait certainement le plus gros coeur.»

Rick Bowness avait plein de belles choses à dire au sujet du joueur qu'on honorera tout au long de la semaine à Ottawa.

De nos jours, Bowness est le premier adjoint de l'entraîneur-chef du Lightning, Jon Cooper. À l'automne 1995, quand Alfredsson a fait ses débuts dans la LNH, il était le pilote des Sénateurs.

Bowness n'est peut-être pas l'entraîneur qui a le plus marqué Alfredsson. Il est, en revanche, le premier qui lui a vraiment donné sa chance.

«Au camp des recrues, il était, de loin, le meilleur joueur sur la patinoire. Quand le vrai camp a débuté, avec les vétérans, c'était la même chose. Déjà, on voyait qu'on avait devant nous un joueur spécial.»

Selon le plan que la direction avait établi, il devait se joindre aux Senators de l'Île-du-Prince-Édouard, qui étaient alors le club école d'Ottawa dans la Ligue américaine. Selon la légende, Bowness a été obligé de se battre pour le garder. Son patron, le directeur général Randy Sexton, travaillait avec un budget excessivement serré. Il n'avait pas les moyens de le retenir dans la LNH.

«En fin de compte, Alfie a fait sa place tout seul. Il a prouvé, hors de tout doute, que sa place était dans la LNH.»

Le capitaine de Martin

Bowness n'a pas eu la chance de travailler avec la recrue suédoise bien longtemps. Dix-neuf matches après le début de la saison, il a été limogé. À sa quatrième saison, l'équipe d'expansion de la capitale canadienne ne progressait pas assez vite au goût de ses propriétaires.

Alfredsson a été dirigé par deux autres hommes durant la campagne au terme de laquelle il a remporté le trophée Calder. Dave «Sparky» Allison n'a fait que passer. Jacques Martin s'est installé dans le bureau du coach, dans le gros amphithéâtre de Kanata, dans la deuxième moitié de la saison.

«J'ai eu le bonheur de travailler avec Alfie pendant huit années et demie», raconte avec une certaine fierté l'homme de hockey franco-ontarien.

Par un beau hasard, on a également croisé Martin en Floride ce week-end. Il était sur la galerie du BB & T Center, vendredi soir. Dans son rôle de dépisteur professionnel dans l'organisation des Penguins de Pittsburgh, il était affecté au match entre les Sénateurs et les Panthers.

Martin conserve un souvenir très similaire de son attaquant d'impact suédois. «Sa façon d'aborder le travail, c'est la chose qui m'a le plus impressionné chez lui. Il était heureux de se rendre à l'aréna chaque jour. Il était encore plus heureux lors des journées où il fallait travailler fort.»

Bien conscient qu'il dirigeait un leader en puissance, Martin a demandé à ce que le gros «C» soit cousu sur la poitrine d'Alfredsson au début de la saison 1999-2000. Il a occupé ces fonctions pendant 13 longues saisons.

«Même s'il était relativement jeune lorsqu'il est devenu capitaine, je trouvais qu'il possédait la plupart des qualités qu'un capitaine recherche. Ses habitudes de travail, son engagement envers notre sport. Il a, par-dessus tout, toujours fait passer les succès de l'équipe avant ses propres succès individuels. Ses coéquipiers étaient importants pour lui, ça sautait aux yeux.»

S'il était demeuré à la barre des Sénateurs un peu plus longtemps, Bowness aurait probablement fini par confier le titre de capitaine à Alfie, remarquez.

«Des joueurs comme ça, qui n'ont pas besoin de supervision, qui savent comment bien faire leur travail et qui s'acquittent bien de leurs tâches jour après jour, on n'en rencontre pas assez souvent», dit-il.

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