Legwand vide son sac à souvenirs

Pour un «vieux» de 34 ans, David Legwand... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Pour un «vieux» de 34 ans, David Legwand a encore une bien bonne mémoire.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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(SUNRISE, Floride) David Legwand n'est pas le hockeyeur le plus bavard. Pour la première fois depuis son arrivée à Ottawa, vendredi, il s'est enfin livré aux journalistes.

Il faut dire qu'il s'apprête à vivre un moment spécial. Il a disputé hier soir son 999e match dans la LNH. Si tout va comme prévu, il deviendra ce soir le 291e joueur de l'histoire à se joindre au club des 1000 parties.

«Plus tu vieillis, plus tu réalises à quel point ces moments sont spéciaux. Quand t'es plus jeune, tu te contentes de jouer. Au début de ma carrière, je n'aurais jamais compris à quel point c'est un honneur et un privilège de jouer autant de matches dans la ligue», confie le centre de 34 ans.

Pour un joueur «vieillissant», Legwand a une très bonne mémoire. Il peut, par exemple, raconter avec précision son premier match en carrière. «Un match à domicile, contre le New Jersey. En avril 1999, mon club junior à Plymouth avait subi l'élimination dans un match numéro sept contre London. Les Predators de Nashville m'avaient rappelé pour prendre part au dernier match de la saison. Les Devils essayaient de s'approprier un record pour le plus grand nombre de victoires sur la route. J'ai affronté Bobby Holik pour ma première mise en jeu», raconte-t-il.

D'autres souvenirs en vrac?

Son premier but. «À Toronto, contre Glenn Healy. Ça vous dit à quel point je suis vieux.»

Le jour où il a inscrit son nom dans le livre des records. «Au Madison Square Garden, j'ai marqué un but gagnant sur un tir de pénalité en prolongation. Je l'ignorais avant de m'élancer, mais personne n'avait encore gagné un match de cette façon.»

Sa première participation aux séries de la coupe Stanley, en 2004. «Notre masse salariale s'élevait à 20 millions $ US. Celle des Red Wings de Détroit s'élevait à 84 millions $ US. On s'était battus pour notre survie.»

«Comme vous le voyez, je suis un historien du hockey.»

«Les gars devraient faire des efforts pour bien se souvenir de leurs beaux moments. Une carrière, ce n'est jamais éternel», souligne-t-il avec justesse.

Legwand ne sait pas trop combien de temps durera la sienne.

Il a signé un contrat de deux ans l'été dernier. Il touchera un million $ US de plus la saison prochaine que cette saison. Même si ses chiffres ne sont pas particulièrement impressionnants jusqu'à maintenant, il se croit encore capable de jouer pendant un bout de temps.

Beaucoup à offrir

«Je ne veux pas être le gars qui va s'accrocher, qui va poursuivre sa carrière pour le simple plaisir de jouer plus longtemps. Le jour où je ne serai plus capable d'aider mon équipe sera le jour où j'arrêterai. Pour l'instant, j'ai encore beaucoup à offrir. Je peux encore aider une équipe à gagner des matches de hockey.»

Legwand, le vétéran bourru, a par exemple développé une belle relation avec Curtis Lazar, la recrue souriante.

«C'est le fun d'être le vieux joueur qui vient en aide aux jeunes. J'espère être là pour l'aider durant ses premières saisons. Il y aura forcément des hauts et des bas, des revirements soudains et inattendus... Je ne parle pas uniquement de ce qui va lui arriver lorsqu'il sera sur la patinoire.»

«Je pourrai l'aider à devenir un pro à l'extérieur de la glace aussi», dit celui qui a, tout comme Lazar, été un choix de première ronde.

Legwand aidera Lazar, comme Tom Fitzgerald, Bob Boughner et Cliff Ronning l'ont aidé à la fin des années 1990.

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