Anderson laissé à lui-même en Floride

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Les coéquipiers de Craig Anderson ont peut-être eu trop confiance en leur gardien, vendredi soir.

Joel Auerbach, Associated Press

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(SUNRISE, Floride) Dans le monde du hockey, il y a des choses qui s'expliquent mal. Ou qui ne s'expliquent pas du tout. La domination de Craig Anderson contre les Panthers de la Floride, par exemple.

Le BB&T Center est l'aréna favori du gardien de buts numéro un des Sénateurs d'Ottawa. Dans cet amphithéâtre, il ne connaît jamais de mauvais matches.

Ses coéquipiers le savent. Vendredi soir, ils avaient tellement confiance en lui qu'ils l'ont laissé faire le travail tout seul.

Pendant deux périodes, le numéro 41 a tenu le coup. En troisième, il a fini par céder.

Les Panthers ont marqué deux buts dans les 20 dernières minutes de jeu pour signer une victoire de 3-2 devant 9758 de leurs partisans.

«On dira ce qu'on voudra sur le travail des gardiens. Le hockey c'est un sport d'équipe. Tu ne peux pas gagner quand l'équipe joue aussi mal», a déclaré un Anderson frustré après la partie.

Sean Bergenheim et Jimmy Hayes ont été les marqueurs de la Floride au troisième tiers. Le défenseur Dylan Olsen a marqué le premier but de son équipe au premier tiers.

Cette défaite n'est pas sans conséquence. En récoltant deux points avec leur victoire en temps réglementaire, les Panthers rejoignent les Sénateurs, les Rangers de New York et les Capitals de Washington au classement de l'Association Est. Il y a quadruple égalité au huitième rang.

«C'est embarrassant. Nous avons tellement bien joué contre les Blues de Saint-Louis mardi. J'imagine que les gars ont pris les Panthers à la légère. Inacceptable», dit celui qui présentait, en matinée, le troisième meilleur taux d'efficacité de toute la LNH.

Anderson a quand même réussi 43 arrêts dans la défaite.

La deuxième période a été particulièrement difficile pour lui. Durant cet engagement, les Panthers ont lancé 16 fois vers lui. Seize tirs... et au moins sept ou huit chances de marquer.

On retiendra surtout cette percée à deux contre un alors que le club local se défendait à court d'un homme. Anderson a été très bon pour réussir le premier arrêt aux dépens de Brad Boyes. Il a été carrément sublime pour empêcher Bergenheim de marquer un but avec le retour de lancer.

On retiendra aussi l'échappée de Jonathan Huberdeau, trois minutes plus tard. Anderson a sorti la mitaine pour voler l'attaquant québécois qui a déjà fait saliver Bryan Murray.

Huberdeau, à l'instar de la majorité de ses coéquipiers, ne connaît pas un début de saison particulièrement glorieux. Les Panthers de Gerard Gallant gagnent, mais ils marquent peu.

S'il continue de jouer comme il a joué vendredi soir, Huberdeau va finir par recommencer à produire. C'est garanti.

Parlant de joueurs qui ont besoin de retrouver le fond du filet, Milan Michalek a bel et bien repris son poste dans la formation débutante des Sénateurs. Tel que promis, Paul MacLean l'a inséré à la place qu'occupait Colin Greening, mardi dernier, à Saint-Louis.

Michalek a été utilisé dans un quatrième trio avec Curtis Lazar et Mark Stone. Il a été discret.

Chris Neil et Cody Ceci ont été les deux seuls à déjouer Al Montoya.

«Nous avons tellement mal paru ce soir»

Chris Neil ne jette plus les gants aussi facilement qu'autrefois. Quand il décide de se battre, il faut que ça compte.

Vendredi soir, par exemple, il avait déjà marqué un but et récolté une passe, au deuxième tiers, quand il a décidé de jouer son rôle de policier.

Comme dans le bon vieux temps, il s'est adressé à l'homme fort de l'autre club, Shawn Thornton, avant une mise au jeu. Le combat entre les deux vétérans n'a pas été long. Les juges de ligne sont intervenus avant que ça décolle, vraiment. Neil a quand même obtenu ce qu'il voulait: il lui manquait une pénalité majeure pour compléter son tour du chapeau à la Gordie Howe.

«Ç'aurait été utile si nous avions gagné. Nous avons tellement mal paru ce soir. C'est inacceptable», a-t-il craché.

Dans le vestiaire, Craig Anderson a salué l'effort de Neil dans ce match. «Lui, au moins, il voulait gagner. Son effort sur le plan individuel était louable.»

Neil s'en fichait pas mal. Même s'il a disputé un de ses meilleurs matches de la saison, il était inconsolable.

«Nous ne pouvons pas nous permettre d'allouer autant de descentes en surnombre. C'est vraiment notre talon d'Achille en ce moment. Nous ne pouvons pas continuer comme ça, à demander à nos gardiens de nous sortir du trouble soir après soir...»

La soirée de Thornton a pris fin de façon abrupte et malheureuse. Vers la fin de la deuxième période, il a reçu une rondelle en plein visage. Un accident. Une passe de Mark Stone qui a vraiment, mais vraiment raté sa cible.

Le dur à cuire s'est relevé presque instantanément, même s'il saignait abondamment. Il est disparu au vestiaire. Il n'est jamais revenu au jeu.

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