La punition de Michalek est terminée

Milan Michalek... (Marc DesRosiers-USA TODAY Sports)

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Milan Michalek

Marc DesRosiers-USA TODAY Sports

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(FORT LAUDERDALE) Milan Michalek comprend très bien les raisons qui ont poussé son entraîneur à lui montrer le chemin de la galerie de la presse, mardi soir, à Saint-Louis.

Il est même capable de dire les choses très franchement. «C'est plate à dire, mais je n'ai pas assez bien joué.»

Michalek n'a pas été le seul joueur à écoper, mardi. Mika Zibanejad était lui aussi en tenue de ville, spectateur, quand les Sénateurs d'Ottawa ont disputé leur meilleur match de la saison face à la meilleure équipe de toute la Ligue nationale de hockey.

Zibanejad n'a que 21 ans. Il demeure, malgré ses quatre saisons d'expérience, le troisième plus jeune joueur de son équipe. Les jeunes joueurs ont parfois besoin de rater un match ou deux pour prendre un peu de recul quand les choses ne fonctionnent pas très bien.

Michalek fêtera ses 30 ans dans une dizaine de jours. L'âge ne peut pas expliquer ses difficultés en début de saison.

Son statut de vétéran a peut-être joué en sa faveur dans les dernières heures. Le Tchèque reprendra sa place dans la formation débutante, ce soir, quand les Sénateurs rendront visite aux Panthers de la Floride. Colin Greening lui cédera sa place. Zibanejad, lui, passer un deuxième match consécutif sur la passerelle.

Zibanejad doit se réveiller

«Mika, on lui répète souvent qu'il doit imposer un rythme à son trio. Il a tendance à un peu trop se fier à ses partenaires de jeu. Il est trop prudent. C'est un vrai problème. Il a peur de ce qui pourrait lui arriver s'il n'est pas assez bon défensivement, s'il ne remporte pas ses mises en jeu... Tout ça, c'est bien, mais ce n'est pas tout. Il peut nous aider dans plusieurs autres facettes du jeu», a expliqué Paul MacLean, après la séance d'entraînement d'hier.

Quand il parle des «autres facettes», l'entraîneur-chef parle bien entendu de l'attaque. Zibanejad, principal candidat au poste de centre numéro deux des Sénateurs en début de saison, a inscrit six points en 20 parties jusqu'ici.

Michalek n'a pas vraiment produit davantage. Il a sept points à sa fiche.

«Si j'évalue le travail de Milan dans son ensemble, je dirais qu'il a été excellent», dit l'entraîneur au sujet du vétéran qu'il utilise depuis toujours à profusion lors des infériorités numériques.

«Il n'est pas toujours correct d'évaluer un gars en fonction de sa contribution à l'attaque. Le problème, c'est que nous avons besoin de production à l'attaque. Nous n'avons pas besoin de production dans quelques mois. Nous voulons que les joueurs produisent maintenant», insiste MacLean.

Michalek a paraphé un nouveau contrat de trois ans d'une valeur de 12 millions$ US l'été dernier. On lui a consenti ce joli pactole parce qu'il était un marqueur de 30 buts dans un passé pas trop lointain, pas parce qu'il est un spécialiste du jeu à quatre contre cinq...

«Défensivement, tout va bien. Je le sais. Je suis bon en désavantage numérique aussi», a-t-il résumé, visiblement mal à l'aise, lorsque confronté par les journalistes hier.

Il était plus que mal à l'aise, en fait. Il était carrément secoué.

«Les entraîneurs me disent de relaxer. Ils me disent de ne pas chercher à trop en faire. Je sais que je suis toujours un bon joueur de hockey. Des fois, c'est juste une question de confiance.»

D'où l'importance, selon MacLean, de le ramener dans la formation rapidement.

«Mardi, nous avons crevé l'abcès. Il est maintenant temps de repartir la machine.»

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