La chimie s'installe entre Ryan et Hoffman

Bobby Ryan... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Bobby Ryan

Patrick Woodbury, LeDroit

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(FORT LAUDERDALE) Le message de Bobby Ryan à l'endroit du journaliste est clair. «Ne me fais pas mal paraître.»

Ryan parle depuis quelques minutes du dernier match des Sénateurs. Son équipe au grand complet a bien joué contre les Blues. Son trio a bien joué. Il a bien joué.

Après le match, dans un élan d'enthousiasme, l'attaquant vedette s'est échappé. «La complicité avec Mike Hoffman semble évidente. J'aime bien jouer avec lui.»

Entre les lignes, il est facile de déduire que ses anciens partenaires de jeu ne lui convenaient pas. Il a passé les 20 premières parties de la saison avec des attaquants à caractère défensif - ou avec des joueurs offensifs qui peinaient à produire.

«Je ne veux pas diminuer les autres gars. C'est juste que dans le dernier match, j'ai eu la chance d'évoluer avec des joueurs offensifs qui pensent un peu comme moi. C'était... rafraîchissant. Vous comprenez? J'ai vraiment l'impression qu'il pourrait se développer quelque chose. Qui sait?»

Le message est entendu. Paul MacLean l'a sans doute compris, aussi. Le duo Ryan-Hoffman devrait demeurer intact, ce soir. Il aura droit à un deuxième match. Encore une fois, Zack Smith devrait patiner entre les deux.

Hoffman ne demande pas mieux. Il était heureux au sein du «trio bambino» des Sénateurs avec Curtis Lazar et Mark Stone. Il est quand même conscient des possibilités qui s'offrent à lui lorsqu'il évolue avec un joueur de concession comme Ryan.

Mardi, il a d'ailleurs franchi le plateau des 15 minutes passées sur la patinoire. C'était la deuxième fois, seulement, que cela se produisait cette saison.

«Un changement, ce n'est jamais une mauvaise chose», croit-il.On n'a pas tous les jours la chance de jouer avec des gars comme Bobby. Lorsque cette opportunité vous est offerte, vous devez en profiter.»

Hoffman, choix de cinquième ronde du tandem Pierre Dorion-Tim Murray en 2009, est décidément en train de causer une belle surprise. On doutait de ses chances d'un jour percer l'alignement des Sénateurs. Il occupe présentement le sixième rang du classement des marqueurs chez les recrues de la LNH. Si Filip Forsberg n'était pas aussi dominant, on lui accorderait des chances de remporter le trophée Calder.

«Personne n'est surpris. Tout le monde, ici, savait que Hoff et Stoner auraient des opportunités à saisir cette saison. Personne ne doutait de leurs habiletés. Ils ont su profiter de leur chance», croit Ryan.

Deux marqueurs

Un seul élément nous fait douter des chances de succès d'un duo Ryan-Hoffman à long terme.

Hoffman présente une fiche de sept buts et trois mentions d'aide depuis le début de la saison. Ryan est un marqueur naturel, c'est bien connu.

Deux marqueurs, c'est bien. Un marqueur alimenté par un passeur, c'est encore mieux.

«Les entraîneurs nous demandent toujours de lancer plus souvent. En ce qui me concerne, lancer la rondelle vers le filet ne constitue jamais un mauvais choix de jeu. Nous allons bien trouver une façon de nous débrouiller. Nous pouvons aussi compléter des passes. Ce n'est pas si compliqué que ça», croit Hoffman.

«Nous avons connu un bon match, je ne veux pas trop m'emporter, ajoute Ryan. Hoff a connu du succès partout où il est passé. Il a préparé des buts dans les rangs juniors et dans les mineures. Il est polyvalent. Dans un rôle offensif, dans la LNH, il pourrait prendre son envol.»

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