MacArthur tient promesse

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Jusqu'à maintenant, Clarke MacArthur fait bien paraître son patron Bryan Murray.

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(FORT LAUDERDALE) Offrir une prolongation de contrat à un hockeyeur professionnel, c'est risqué. Les joueurs ne se comportent pas tous de la même façon quand ils ont la garantie qu'ils seront grassement payés pour les six prochaines années.

Jusqu'à maintenant, Clarke MacArthur fait bien paraître son patron. Bryan Murray lui a consenti l'été dernier une prolongation de contrat. D'ici juillet 2020, il devra lui verser 26,5 millions$ US.

Vingt-et-un matches plus tard, pas de problème. L'ailier albertain est probablement le meilleur joueur de son équipe depuis le début de la saison.

Il n'est pas le meilleur marqueur. Erik Karlsson s'est emparé de la position de tête lors du match de lundi soir, à Détroit.

D'un match à l'autre, MacArthur est cependant celui qui a démontré le plus de constance.

Murray serait surtout content d'entendre son jeune vétéran parler, ces jours-ci. MacArthur n'a pas l'impression d'avoir été si constant que ça. Il ne s'accorde pas une très forte note.

«Il y a eu des bons matches. Il y a eu des mauvais matches aussi», confie-t-il au représentant du Droit.

Au moment de réaliser l'entrevue, la production des Sénateurs à cinq contre cinq était en baisse. Il se sentait un peu responsable.

«J'avais l'impression que nous étions un peu plus efficaces à forces égales la saison dernière, quand le trio de Jason Spezza nous faisait de l'ombre.»

«C'est plus difficile. L'an dernier, Spezza et ses ailiers affrontaient les meilleurs défenseurs adverses dans la moitié de nos matches. Ils affrontaient peut-être même les meilleurs joueurs adverses dans 60% des cas. Ça fait une grosse différence», argue-t-il.

À 29 ans, MacArthur n'a jamais vraiment eu à composer avec cette pression. Au début de sa carrière, chez les Sabres de Buffalo, Lindy Ruff le traitait comme un acteur de soutien. Il a gagné du galon lorsqu'il s'est joint aux Maple Leafs de Toronto. Nikolaï Kulemine, Mikhail Grabovski et lui formaient un des meilleurs deuxièmes trios de toute la LNH. Ils avaient cependant le luxe de jouer derrière Phil Kessel.

«Ça fait une grosse différence! Les défenseurs numéro un et deux d'une équipe sont plus intelligents. Ils sont plus rapides. Ils sont plus forts. Et je ne parle même pas des meilleurs attaquants défensifs qui sont maintenant affectés à nous surveiller. C'est un gros défi que nous avons à relever cette saison. Nous travaillons là-dessus.»

À côté du microscope

MacArthur est quand même satisfait, dans l'ensemble, du début de saison de son équipe. Se maintenir dans la course aux séries, à l'Action de grâces américaine, constitue un bon point de départ.

L'été dernier, il s'est engagé à long terme avec une formation qui venait de connaître une saison décevante. Rien ne garantissait que les Sénateurs allaient se replacer cette saison.

MacArthur a très exactement cinq parties d'expérience en séries de la coupe Stanley. Il n'est pas différent des autres. Avant la fin de sa carrière, il voudra gagner.

«J'aime Ottawa, assure-t-il. C'est un marché plus petit. Je suis passé par Toronto, un marché qui ne se compare à rien. Quand je jouais là-bas, j'avais parfois l'impression que cette ville comptait 38 journaux tellement l'attention médiatique était intense.»

«Là-bas, j'étais sous le microscope. À Ottawa, je suis juste à côté du microscope. Ça me convient parfaitement.»

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