Mika change de tête

Mika Zibanejad a changé de tête en se... (Étienne Ranger, LeDroit)

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Mika Zibanejad a changé de tête en se rasant la barbe, dans l'espoir, un peu, de changer dans la tête.

Étienne Ranger, LeDroit

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(DÉTROIT) Le changement est évident. Il saute aux yeux.

Mika Zibanejad s'est rasé. L'imposante barbe noire qu'il arborait depuis le début du camp d'entraînement n'est plus.

«Il y a une histoire derrière ma décision de m'en défaire, mais je n'ai pas vraiment envie de la raconter. Ce serait trop long. La barbe est partie. C'est ça qui est ça», a-t-il indiqué après le match de samedi.

Les joueurs de hockey sont des créatures superstitieuses. Zibanejad ne serait pas le premier joueur à décider de changer de look dans l'espoir de relancer sa saison...

«Ça n'a rien à voir, je vous jure. Avant le match, je voulais juste rafraîchir un peu ma moustache. J'ai un peu raté mon coup. Je n'étais pas du tout satisfait du résultat. J'ai donc décidé de me débarrasser de toute la barbe. Ce n'est pas une grosse affaire. Tous les journalistes vont s'imaginer des histoires. Ça n'a rien à voir. C'est juste un changement de look», indique-t-il.

Le centre numéro deux des Sénateurs est cependant prêt à confirmer qu'il essaie de changer. Dans sa tête.

Samedi, lors de son premier match en tant que hockeyeur imberbe, Zibanejad a inscrit son premier but en neuf parties.

Ce but ne fera pas oublier son mauvais début de saison. Peu importe. Il a quand même le droit de savourer ce match, ce fut son meilleur match depuis un sacré bout de temps.

Lancer avant de penser

Son entraîneur estime qu'il a connu du succès parce qu'il a commencé à mettre en pratique les conseils qui lui sont prodigués depuis longtemps. «Il a recommencé à développer la mentalité du tireur. C'est ce qu'on lui demande depuis longtemps», dit Paul MacLean.

«La preuve, c'est qu'il a obtenu une deuxième belle chance de marquer dans notre match contre les Blues. Je ne sais pas trop si leur gardien a effectué un arrêt ou s'il a raté la cible. Ce que je retiens, c'est que Mika a pris le contrôle de la rondelle dans un coin de la patinoire où il pouvait obtenir une chance de marquer. Au lieu de chercher à compléter une passe, il a pensé à décocher un lancer.»

Pour Zibanejad, c'est un peu plus compliqué que cela.

«Pour la première fois de la saison, contre les Blues, j'ai l'impression d'avoir joué un match de hockey. Je veux dire, un vrai match de hockey. Je ne me suis pas cassé la tête avec tout plein de choses. Je me suis contenté de jouer au hockey», dit-il.

Cette déclaration laisse croire que le jeune attaquant suédois a eu du mal à composer avec les attentes des partisans en début de saison. Il est vrai que, dans le passé, il était considéré comme un espoir, un projet à long terme. Même s'il n'a que 21 ans, on s'attend à ce qu'il fasse partie des successeurs à Jason Spezza.

Zibanejad a déjà confié, dans le passé, qu'il pouvait être son pire ennemi. Il a tendance à trop analyser, à trop penser.

«Je suis fait comme ça. C'est une facette de ma personnalité que les gens connaissent peu, reconnaît-il. Beaucoup de choses me tiennent à coeur. Je me perds souvent dans de grandes interrogations. Que va-t-il m'arriver si je fais telle chose... Que va-t-il m'arriver si je prends cette décision... Trop penser, ça peut être toxique. Ça peut entraîner un gars dans une spirale très négative. Samedi matin, j'ai décidé que j'en avais assez. Je vais essayer de ne plus trop penser. Je veux juste jouer.»

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