Un voyage casse-gueule à l'horizon pour les Sénateurs

Les Sénateurs entreprennent aujourd'hui dans la ville de... (Bernard Brault, La Presse)

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Les Sénateurs entreprennent aujourd'hui dans la ville de l'automobile un très long voyage casse-gueule qui pourrait avoir un impact majeur sur leur saison.

Bernard Brault, La Presse

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(DÉTROIT) Daniel Alfredsson va peut-être accrocher ses patins aujourd'hui.

Peut-être.

Le moment serait bien choisi. Les Sénateurs d'Ottawa, l'équipe avec laquelle il a passé ses 17 premières saisons dans la Ligue nationale de hockey, seront de passage à Détroit, la ville où il habite depuis un peu plus d'un an.

Qui vivra verra.

Les Sénateurs ne penseront pas trop à leur ancien capitaine, lorsqu'ils se réveilleront, ce matin. Ils entreprennent aujourd'hui dans la ville de l'automobile un très long voyage casse-gueule qui pourrait avoir un impact majeur sur leur saison.

Neuf jours. Cinq parties. Quatre adversaires qui appartiennent à l'élite de la LNH.

Paul MacLean dit souvent que les choses deviennent plus sérieuses, dans le hockey professionnel, après l'Action de Grâces américaine.

La Thanksgiving, c'est dans trois jours.

«Oui, ce sera un long voyage. Mais il ne faut pas commencer à penser à ce qui nous attend dans une dizaine de jours. Nous allons disputer notre dernier match de ce voyage à Long Island, nous le savons. Nous ne pouvons cependant pas penser aux Islanders avant d'avoir affronté les Red Wings de Détroit», indique l'entraîneur-chef des Sénateurs.

Entre Détroit et Long Island, les Sénateurs rendront visite aux Blues de Saint-Louis, aux Panthers de la Floride et au Lightning de Tampa Bay.

Se concentrer sur le premier match du voyage, c'est l'évidence même. Les Red Wings ont infligé une défaite aux Sénateurs au début du mois de novembre.

Pour une équipe qui se maintient dans la course aux séries, il est quand même toujours utile de garder un oeil sur l'objectif ultime.

Anderson en confiance

«J'estime que nous avons fait de l'excellent boulot dans le premier quart de notre saison. Nous avons réussi à nous placer dans une bonne posture. Nous avons peut-être échappé un point ou deux ici et là. Nous avons aussi gagné un ou deux matches que nous aurions facilement pu perdre. Ça s'équivaut. Il faudra continuer de séparer notre saison en courts segments de cinq parties. Il faudra continuer de viser une récolte de six points sur 10 dans chacun de ces segments. Ce sera la clé. En atteignant nos objectifs à court terme à répétition, nous allons finir par atteindre notre principal objectif, qui consiste à prendre part aux séries éliminatoires», explique Craig Anderson.

Une équipe qui récolte 60% des points qui sont à l'enjeu dans la LNH complète une saison de 82 parties avec 98 points. Quatre-vingt-dix-huit points, c'est amplement suffisant pour se qualifier en vue du tournoi printanier.

Anderson ne sait pas encore s'il affrontera les Wings. Hier, MacLean a dit aux journalistes qu'il n'avait pas encore arrêté son choix. Puisque Robin Lehner vient d'obtenir deux départs consécutifs, on s'attend à ce que le vétéran gardien américain retrouve sa cage...

Depuis son poste d'observation, au bout du banc, Anderson a noté un truc important. Un truc qui lui fait dire que les Sénateurs ne devront pas uniquement se concentrer sur le prochain match.

«Il faudra y aller une période à la fois», prévient-il.

Durant le court séjour à domicile qui a pris fin samedi, de mauvaises performances en troisième période ont fait mal à l'équipe.

«Dominer une période au grand complet, c'est rare. C'est pourquoi les équipes qui connaissent le plus de succès sont celles qui gèrent le mieux les changements de momentum», opine-t-il.

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