Cowen donne des signes encourageants

Jared Cowen aura des responsabilités accrues ce soir... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Jared Cowen aura des responsabilités accrues ce soir en l'absence de Marc Méthot et possiblement Chis Phillips.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Quelque chose cloche chez Chris Phillips.

Paul MacLean parle d'un «bobo» qui traîne. Ledit bobo a tenu le vétéran défenseur à l'écart de la patinoire, lundi. Hier, Phillips a enfilé son équipement. Il n'a pas été en mesure de compléter la séance d'entraînement. «Il pourrait quand même affronter les Predators. Je ne serais pas prêt à l'écarter tout de suite de notre formation», a indiqué l'entraîneur-chef, hier.

Si Phillips ne peut pas jouer, il ne faudra pas compter sur Marc Méthot pour le remplacer. Le défenseur franco-ontarien a pris part à une autre séance d'entraînement, hier. Sur la glace, il a l'air bien. «Il a pris part à quelques légères séances de patinage d'avant-match, mais c'était sa deuxième véritable séance d'entraînement. Il a encore du chemin à faire.»

C'est donc dire que, pour affronter une des attaques les plus surprenantes de la LNH, MacLean et les Sénateurs devront se fier, beaucoup, à Jared Cowen.

Ce n'est pas une perspective trop effrayante. Si on oublie le match de samedi, où tous les défenseurs ont connu des ennuis, le jeune géant connaît un mois de novembre plutôt satisfaisant.

Juste au moment où on commençait à croire qu'il connaîtrait une deuxième saison difficile consécutive, il montre des signes encourageants.

«Ça peut paraître bête, mais les choses ont commencé à tourner en ma faveur quand j'ai arrêté d'accorder de l'importance à ce que tout le monde racontait à mon sujet», confiait-il, hier.

«J'ai complètement éteint le volume de certaines personnes. J'ai commencé à me concentrer exclusivement sur ce que je pensais, moi. Quand j'ai réussi, j'ai pu passer à la deuxième étape de mon plan.»

Tout en sobriété

La deuxième étape, selon ce qu'on comprend, consistait à simplifier sa façon de jouer. Les entraîneurs demandaient à Cowen de se concentrer sur les éléments les plus simples du travail d'un défenseur. C'est d'ailleurs pourquoi on l'a remarqué dans les dernières parties.

«Dans le passé, j'ai été coupable de trop penser aux conséquences. J'avais peur de ce qui pouvait m'arriver si je ne faisais pas mon travail correctement. J'essayais de tout faire comme il faut. Je m'éparpillais. Je finissais souvent par tout faire à moitié», explique Cowen.

«Trop penser, ce n'est pas une bonne chose. Être trop prudent, ce n'est pas mieux. Un moment d'hésitation peut tout bousiller au hockey. L'hésitation vous ralentit. Au hockey, quand un joueur s'accorde un seul moment pour réfléchir à ses options sur la patinoire, il rate souvent la plus belle occasion de compléter un bon jeu.»

Cowen a possiblement connu son meilleur match de la saison il y a une douzaine de jours, au Centre Canadian Tire, lorsque les Jets de Winnipeg étaient de passage en ville. Il avait alors été le défenseur le plus utilisé par Paul MacLean. Il avait passé presque 28 minutes sur la patinoire.

«C'est tellement plus facile de bien jouer quand on joue beaucoup. Je ne peux pas parler pour les autres, mais quand je passe trop de temps sur le banc, je finis parfois par devenir un spectateur.»

Cowen n'a pas peur du défi qui l'attend. «Nous avons tendance à mieux jouer, en tant qu'équipe, contre les formations de pointe. Nous ne sommes pas nerveux à l'idée d'affronter les Predators. Moi, en tout cas, je ne suis pas nerveux. Je préfère affronter des gros clubs. C'est un défi.»

Sstlaurent@ledroit.com

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