Bryan Murray s'est confié pour aider

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Le directeur général des Sénateurs Bryan Murray a confié la semaine dernière qu'il ne guérirait jamais de son cancer.

La Presse Canadienne

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(TORONTO) Alors qu'il lutte pour sa vie, Bryan Murray était à Toronto, mardi, pour discuter avec ses collègues directeurs généraux de la LNH de choses aussi triviales que la façon d'enlever la neige sur la patinoire avant la prolongation.

Le d.g. des Sénateurs d'Ottawa effectuait alors sa première apparition publique depuis qu'il a dévoilé la semaine dernière, dans une entrevue avec TSN, que le cancer qui lui a été diagnostiqué est rendu au stade 4 et qu'il est incurable, s'étant répandu à son foie et ses poumons.

Pour se rendre à cette réunion tenue aux bureaux de la LNH situés dans un édifice attenant au Air Canada Centre, il avait déplacé une séance de chimiothérapie de mardi à mercredi.

À sa sortie de la rencontre, il ne s'est pas défilé quand les nombreux journalistes présents dans le lobby l'ont interpellé pour discuter de sa décision de faire connaître son état de santé. Il ne regrette aucunement d'avoir effectué sa sortie de la semaine dernière qui a été fortement médiatisée, même si les membres de sa famille ont éprouvé un choc en le voyant parler aussi franchement de la maladie, la même qui a emporté le nouveau membre du Temple de la renommée Pat Burns il y a quatre ans.

«Quand j'ai parlé à TSN et (son journaliste) Michael Farber, j'ai réalisé que j'avais la chance de vendre l'idée, si c'est le bon mot, que tous les hommes doivent passer une colonoscopie, ce que je n'ai pas fait. Je pense que le message était assez fort pour que ça ait un impact sur certaines gens et j'ai l'impression que c'est le cas, c'est la seule raison pour laquelle je l'ai fait, car à l'origine, je ne voulais pas en parler», a-t-il indiqué.

Encouragements

Murray a reçu plusieurs messages d'encouragement de collègues et d'anciens protégés, en plus d'avoir appris que plusieurs d'entre eux vont aller passer le test, comme l'a fait son entraîneur avec les Sénateurs, Paul MacLean, avant-hier.

«Une infirmière m'a dit qu'il y avait quatre ou cinq personnes qui ont pris des rendez-vous parce qu'ils ont vu l'entrevue. Je pense que c'est un bon message à passer, donc ça en valait la peine», estime-t-il.

L'homme de hockey de Shawville dit qu'il se compte chanceux d'avoir l'appui du propriétaire Eugene Melnyk et de ses adjoints Pierre Dorion et Randy Lee, qui lui permettent d'avoir un horaire de travail moins chargé en s'occupant de certaines de ses fonctions.

Interrogé à savoir s'il pensait pouvoir continuer à occuper ses fonctions de directeur général et de vice-président hockey des Sénateurs après la saison, il ne voulait évidemment pas trop s'engager.

«Ma femme me dit depuis quatre ou cinq ans que je devrais prendre ma retraite et elle a raison. Mais je pense qu'être actif et productif est important. Rester à la maison et m'asseoir sur le sofa, ça n'a pas beaucoup de sens pour moi, donc je ne le ferai pas. Eugene est bon, il m'implique dans la gestion comme d'habitude et c'est de cette façon que je veux opérer présentement. Je ne peux prendre d'engagement passé cette saison en attendant de voir comment les choses vont aller, mais je vois plusieurs bons jeunes de notre organisation progresser et j'aimerais être là pour les voir jouer de mieux en mieux», dit-il.

«Je me sens bien»

«Il y a certains jours où je suis plus fatigué que d'autres, mais à part ça, je me sens bien. Ce n'est pas si pire, à part que je suis devenu un poids léger», ajoute Murray, qui rapporte avoir perdu une quarantaine de livres depuis que le diagnostic est tombé, en juin dernier.

«Tant que mon cerveau n'est pas brûlé par la chimio, je vais être correct, a-t-il aussi lancé à la blague, lui qui doit se taper 48 heures de chimiothérapie aux deux semaines. Je ne voulais pas ça, je n'ai jamais été malade de ma vie avant ça, mais là, je n'ai pas le choix. Je vais me battre le plus longtemps possible, et ça va être longtemps.»

Bryan Murray a dit qu'il a pris connaissance d'un commentaire de son neveu et ancien adjoint Tim Murray à l'effet qu'il n'aurait pas accepté le poste de d.g. des Sabres de Buffalo avoir su que son oncle était si malade. «Je l'ai vu tantôt et on n'en a pas parlé. À ce moment-là, je lui avais dit que s'il avait une chance d'obtenir un tel poste, il devait l'accepter, car il n'y a pas de garanties dans la vie», a-t-il noté.

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