Le sourire contagieux de Lazar

L'ancien entraîneur de Curtis Lazar, Derek Lazdal, prédit... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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L'ancien entraîneur de Curtis Lazar, Derek Lazdal, prédit beaucoup de succès dans la LNH à la recrue des Sénateurs.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Il n'a pas encore joué 15 parties dans la Ligue nationale de hockey. Pas grave. On peut déjà trouver quelqu'un qui prédit que Curtis Lazar sera le prochain capitaine des Sénateurs d'Ottawa.

Au moins, cette personne connaît bien Lazar. Très bien, même.

Derek Laxdal a dirigé l'espoir des Sénateurs pendant trois saisons complètes, dans les rangs juniors, chez les Oil Kings d'Edmonton.

Durant cette glorieuse période, Laxdal et Lazar ont atteint la grande finale de la LHOuest à trois reprises. Ils ont gagné le championnat à deux occasions. Ils ont aussi remporté la coupe Memorial une fois.

Transmettre son énergie

«Pour les entraîneurs, il y a des joueurs qui vous pompent de l'énergie et il y a des joueurs qui vous transmettent de l'énergie. Curtis appartient clairement au deuxième groupe», déclare Laxdal, au bout du fil.

L'homme de 48 ans n'a pas eu la chance de revoir son ancien protégé dans les derniers jours. À l'instar de Lazar, il ne travaille plus en Alberta. Il dirige désormais le club école des Stars de Dallas dans la Ligue américaine.

Il garde quand même un oeil sur les performances de Lazar. Il parvient à le suivre grâce à Internet, principalement. Le gamin de 19 ans était toujours à la recherche de son premier but de la saison. Il a obtenu une autre mention d'aide lors du but gagnant de son ami Mike Hoffman, jeudi soir. Mais il n'a pas marqué.

Le coach d'expérience demande au journaliste - et aux partisans des Sénateurs - de ne pas trop s'en faire avec ça.

«Ça me rappelle sa deuxième année avec nous, quand il était éligible au repêchage. Je crois qu'il n'avait pas marqué un seul but durant tout le mois de novembre. J'aurais bien aimé lui parler, le rassurer. Il n'avait pas besoin de ça. Il était le premier à nous dire que les buts finiraient par arriver. Il avait raison. Il doit bien avoir marqué 12 buts en décembre...»

Tout ça, avec le sourire.

Il s'agit d'un autre élément, selon Laxdal, qu'il ne faut pas négliger.

Les partisans des Sénateurs ont commencé à s'habituer aux images d'un jeune Lazar, tout souriant devant les caméras de télévision dans le vestiaire. Ce n'est pas de la frime. Il sourit tout le temps, depuis toujours.

Et son ancien entraîneur croit qu'il peut sourire encore davantage.

«Plus il sourit, plus il est à l'aise. Plus il est à l'aise, plus il est bon», explique-t-il.

«Je me souviens d'un gros but qu'il a marqué à sa première année dans le junior, en séries, contre Moose Jaw. Il était tout petit, il n'avait que 16 ans. Il avait réussi à se faufiler entre deux défenseurs de six pieds et cinq pouces avant de pousser la rondelle dans le filet. Quand il est rentré au banc, il affichait ce large sourire qui le caractérise. J'ai compris à ce moment-là que j'avais affaire à un joueur très spécial.»

«Vous allez le voir sourire encore plus souvent dans les prochains mois. Il est comme ça, Curtis. Quand il arrive dans un nouvel environnement, il prend le temps de bien se familiariser avec les gens, avec les lieux. À Ottawa, il vient de franchir le seuil des neuf parties. Il sait maintenant qu'il va rester. Il sera désormais plus à l'aise», croit Laxdal.

Lazar n'était pas le capitaine des Oil Kings, le printemps dernier. Il portait un «A» sur son chandail. Son ancien coach est convaincu qu'il portera un «C» dans la LNH. «Curtis, c'est le genre de joueur autour duquel tu veux bâtir une équipe.»

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