Bryan Murray souffre d'un cancer incurable

Le DG des Sénateurs, Bryan Murray... (Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit)

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Le DG des Sénateurs, Bryan Murray

Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit

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Pour la première fois, jeudi soir, Bryan Murray a parlé publiquement de son combat contre le cancer. Un combat perdu d'avance. Ses chances de guérison sont nulles.

Il s'agit d'un cancer colorectal qui s'est propagé au cours des derniers mois. La maladie s'est attaquée à son foie ainsi qu'à ses poumons. La maladie aurait atteint le stade le plus avancé, le stade 4. Les traitements de chimiothérapie qu'il subit depuis plus de quatre mois ne visent qu'à prolonger sa vie.

Murray a su qu'il était malade le 23 juin dernier. Il s'apprêtait alors à quitter Ottawa pour se rendre à Philadelphie. Durant la fin de semaine du repêchage de la Ligue nationale de hockey, il avait gardé le secret.

Deux semaines plus tard, le 7 juillet, les Sénateurs ont officiellement annoncé que Murray devait subir des traitements. Très peu de détails étaient alors disponibles. Un porte-parole de l'organisation avait demandé aux médias de respecter la volonté de la famille Murray de vivre cette épreuve loin des projecteurs.

Révélations troublantes

En novembre, la campagne « Le hockey pour vaincre le cancer » bat son plein dans les 30 amphithéâtres de la LNH. Murray a choisi de se confier au journaliste Michael Farber, de TSN. Son témoignage a été diffusé pour la première fois jeudi soir, quelques minutes avant le match opposant les Sénateurs aux Oilers d'Edmonton.

La révélation la plus troublante survient assez tôt dans le reportage. Selon certains spécialistes, le cancer s'est probablement formé dans son côlon il y a une dizaine d'années. « Ce qui m'enrage le plus, et je l'ai dit à plusieurs docteurs, c'est qu'il n'y a jamais eu de symptômes. Comment est-ce possible ? », s'interroge l'homme de Shawville.

Deuxième révélation troublante. Murray se sent un peu responsable de ce qui lui arrive. Les colonoscopies sont très efficaces dans la prévention des cancers colorectaux. On recommande aux hommes de plus de 40 ans d'en subir régulièrement. Murray n'avait jamais voulu s'y soumettre.

« Je me sentais bien, en santé. Personne, dans ma famille, n'avait eu de graves problèmes de santé dans le passé. En bout de ligne, c'est quand même de ma faute. J'aurais pu demander une colonoscopie. Comme plusieurs hommes, j'ai toujours remis à plus tard. »

Amaigri, affaibli, Bryan Murray a choisi de conserver son travail. Il demeure, pour l'instant, le directeur général, le président des opérations hockey, le vice-président administratif et le gouverneur suppléant des Sénateurs.

On le voit un peu moins souvent que dans le passé. Il assure quand même une présence régulière. Il a même accompagné son équipe en voyage à quelques occasions cette saison.

Il n'est cependant pas dans l'Ouest canadien cette semaine.

Dans trois semaines, jour pour jour, Murray célébrera son 72e anniversaire de naissance. Il accepte donc son sort sans trop se plaindre. « Quand je vais à la clinique pour subir mes traitements, je croise des gens qui sont beaucoup plus jeunes que moi. Des gens qui n'ont pas eu la chance de vivre une vie pleine. Quand je vois ces jeunes gens qui combattent la maladie, comme moi, je me dis que je n'ai pas le droit de m'apitoyer sur mon sort », confie-t-il.

Profiter de la vie

Selon les informations qui ont circulé dans les derniers mois, il répond bien aux traitements. Il devrait donc être capable de travailler pendant un petit bout de temps.

Dans le reportage de TSN, l'homme de hockey a parlé d'un de ses meilleurs souvenirs en carrière. Le 18 avril 1987, il était l'entraîneur-chef des Capitals de Washington. Dans la quatrième période de prolongation d'un match numéro sept, son club s'est incliné contre les Islanders de New York.

« Je vais essayer d'aborder les prochaines années de ma vie de la même façon que nous avons abordé ce match. Je vais essayer d'en profiter le plus longtemps possible. »

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