Curtis Lazar obtient sa permanence

En apprenant la bonne nouvelle mardi, Curtis Lazar... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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En apprenant la bonne nouvelle mardi, Curtis Lazar s'est empressé de contacter ses parents, pour qui il est une grande fierté.

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Quand Curtis Lazar a sauté sur la patinoire du Centre Canadian Tire pour s'entraîner, hier midi, personne n'était surpris.

Selon la version officielle, le jeune centre de 19 ans a su tard mardi soir qu'il passerait le reste de la saison à Ottawa. Le directeur général Bryan Murray l'a convoqué dans son bureau après le match entre les Sénateurs et les Red Wings de Détroit pour lui annoncer la nouvelle.

La vérité, c'est que Murray avait pris sa décision depuis un certain temps.

À partir du moment où Lazar a prouvé qu'il pouvait suivre le rythme imposé par les vétérans de la Ligue nationale de hockey, il était condamné à lui faire une place.

Murray et ses adjoints voient loin. Ils croient que Lazar sera un des piliers de l'organisation pendant de nombreuses années. «Pour l'instant, il n'a que 19 ans. Les joueurs qu'on traite injustement à un si jeune âge peuvent vous le faire payer quelques années plus tard, quand ils sont âgés dans la fin de la vingtaine», avait-il affirmé durant une conversation avec quelques reporters, en début de semaine.

Traduction: en traitant Lazar correctement dès le départ, les Sénateurs courent un moins grand risque de le voir quitter la capitale dès qu'il obtiendra le statut de joueur autonome sans compensation.

Le gamin disputera donc un 10e match dans la LNH, ce soir, quand les Sénateurs accueilleront le Wild du Minnesota au CTC.

Fierté familiale

En quittant le bureau de Murray, mardi, Lazar a fait ce que tout bon ado fait quand il reçoit une bonne nouvelle. Il s'est empressé de contacter ses parents. «Mon père était à Las Vegas. Il avait regardé notre match dans un bar. Ma mère et ma grand-mère... Dès que je leur ai parlé, elles ont pleuré.»

Le joueur aura la chance de revoir tout ce monde la semaine prochaine, quand les Sénateurs effectueront leur périple annuel dans l'Ouest canadien. La tournée débutera dans la province natale de Lazar, la Colombie-Britannique. «J'ai bien hâte d'affronter les Canucks pour la première fois. C'était mon équipe favorite dans ma jeunesse. Mais, pour dire la vérité, j'ai encore plus hâte à notre match du côté d'Edmonton. Je vais en profiter pour rendre visite à la famille qui m'a hébergé durant mes années dans les rangs juniors. J'ai bien l'intention de passer un peu de temps avec mes anciens coéquipiers des Oil Kings. Ce sera bien spécial pour moi.»

«Je ne veux pas voir trop loin en avant, mais je ne peux pas vous mentir non plus. J'ai hâte.»

En attendant son triomphal retour à la maison, Lazar devra se concentrer sur les trois prochaines parties des Sénateurs. Elles seront toutes présentées dans sa nouvelle maison.

Un «très beau don»

L'entraîneur-chef Paul MacLean a toujours dit que pour jouer, Lazar devait d'abord trouver un rôle à jouer dans sa formation.

«À l'heure actuelle, Curtis, Mike Hoffman et Mark Stone forment un trio passablement dynamique. Ces temps-ci, ils nous marquent un but par match. Curtis joue au centre. C'est la position où il s'est montré le plus efficace jusqu'à maintenant. Je ne me donne jamais la peine de numéroter mes trios. Je sais qu'il peut jouer entre 12 et 15 minutes par match à ce stade de sa carrière», commente-t-il.

«Chaque jeune hockeyeur a reçu un don. Certains sont capables de lancer. D'autres patinent bien. Curtis, lui, a un sacré bon sens du jeu. Il est toujours au bon endroit. Je dirais que c'est un très beau don.»

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