Kyle Turris n'en fait pas tout un plat

«Malheureusement, nous n'avions pas le droit de demander... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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«Malheureusement, nous n'avions pas le droit de demander l'intervention des responsables de la vidéo. C'est bien dommage, mais ce sont des choses qui arrivent», soutient Kyle Turris en parlant de son but refusé.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Kyle Turris n'avait pas besoin de cela.

Il avait déjà disputé neuf matches complets sans marquer un seul but. Durant cette séquence, il avait réussi à bousiller quelques belles opportunités.

Quand il a finalement réussi à placer une rondelle dans un filet, les officiels ont décidé d'annuler le jeu.

Pourquoi? «Aucune idée. Même si on me l'a expliqué, je n'ai pas compris», commentait le principal intéressé, hier.

Bref retour en arrière. En reculant dans l'enclave, le défenseur des Wings Brendan Smith est entré en collision avec son gardien Jimmy Howard. Lorsque Turris a décoché son tir, les officiels n'avaient pas interrompu le jeu. Howard était pourtant couché dans le fond de sa cage, en douleur.

Une erreur?

Les arbitres ont affirmé qu'ils avaient refusé le but parce que Howard était blessé.

«Si c'est vraiment inscrit dans le livre des règlements, n'importe quel gardien pourrait faire semblant d'avoir mal après avoir alloué un but. Selon ce que j'ai compris, les arbitres ont fait une erreur en refusant ce but. Malheureusement, nous n'avions pas le droit de demander l'intervention des responsables de la vidéo. C'est bien dommage, mais ce sont des choses qui arrivent», commente Turris.

Paul MacLean cherche à protéger son centre numéro un. Quand on lui demande ce qu'il pense de cette étrange décision des arbitres, il change de sujet.

«J'ai vu un truc vraiment étrange cette semaine. C'est ce gardien de la Ligue américaine qui a renversé son filet pour éviter d'affronter une échappée à deux joueurs...»

«À bien y penser, je m'attendais à ce que Jimmy Howard fasse la même chose dans notre match de mardi...»

Howard a effectivement affronté une échappée à deux joueurs. Les deux joueurs en question étaient Turris et son éternel complice Clarke MacArthur. Ils n'ont pas marqué. Encore une belle chance bousillée.

«C'est pour cette raison que je ne m'en fais pas trop avec Kyle ces temps-ci. Tant qu'il obtient des chances de marquer, je vais le renvoyer sur la glace.»

La séquence de 10 parties sans but de Turris nous rappelle étrangement une séquence similaire qu'il a traversée il y a deux ans.

À l'époque, il était le centre numéro un par intérim des Sénateurs. Jason Spezza venait de subir une intervention chirurgicale au dos. Il devait le remplacer durant sa convalescence. À l'hiver 2013, il a traversé une séquence de 21 parties sans marquer. On en parlait peu à ce moment-là. Parce que les gardiens alignaient les grosses performances, l'équipe trouvait une façon de gagner régulièrement. Elle se maintenait dans la course aux séries éliminatoires.

«Tout ce que je me souviens, c'est que la séquence sans but avait été pas mal longue», raconte-t-il aujourd'hui.

Cette saison-là, Turris avait quand même réussi à inscrire 12 buts en 48 matches. Un but en quatre rencontres. Pas mauvais, comme production.

Optimisme

L'an dernier, en 82 matches, Kyle Turris a inscrit 26 buts. S'il se fie aveuglément à la loi de la moyenne, il a le droit de croire que le vent va bientôt tourner.

«Dans les prochains matches, j'aimerais beaucoup marquer un but que je ne mériterais pas. Ça pourrait compenser pour toutes ces chances de qualité ratées depuis le début de la saison», dit-il.

«Je dois juste continuer à travailler. Si j'arrête de travailler, je n'obtiendrai plus de chances. Ma séquence sans but va juste se prolonger.»

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