L'absence de Chiasson profite à Condra

«Greening et moi allons faire les choses correctement.... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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«Greening et moi allons faire les choses correctement. Nous n'allons pas nous fâcher. Nous n'allons pas bouder», affirme Erik Condra.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Finalement, la blessure «très mineure» subie par Alex Chiasson n'est pas si mineure que ça.

L'attaquant québécois a participé à la séance de patinage matinale, hier, mais il était visiblement mal à l'aise sur patins. Paul MacLean était convaincu qu'il participerait quand même au match en soirée. Il se trompait.

Si l'absence de Chiasson s'étire, les Sénateurs vont le ressentir. Il avait inscrit cinq points à ses cinq dernières parties. Il apporte tout plein de trucs utiles à une formation.

Dans le court terme, pas de problème. Son retrait du match d'hier a permis à Erik Condra d'affronter l'équipe favorite de son enfance.

L'attaquant originaire de la banlieue de Détroit garde la tête haute depuis le début de la saison. La plupart du temps, il trouve même le moyen de sourire.

Il a quand même passé six des 10 premières parties sur la galerie de la presse.

«C'est dur», admet celui évolue à temps complet dans la LNH depuis 2011.

Dans les trois premières saisons de sa carrière, il n'avait pas vraiment eu à se tracasser. Soir après soir, il savait qu'un poste l'attendait dans la formation débutante.

«Beaucoup de joueurs ont vécu ce que je vis en ce moment. Ce n'est pas une situation facile, mais je dois me comporter comme un pro. Greening et moi, nous allons faire les choses correctement. Nous n'allons pas nous fâcher. Nous n'allons pas bouder. Nous comprenons que le hockey, c'est un business. Nous allons nous comporter comme des professionnels sur et à l'extérieur de la patinoire.»

Garder le moral, mais...

Condra fait bien de mentionner son coéquipier Colin Greening.

L'ailier terre-neuvien se retrouve dans la même situation que lui. C'est encore pire dans son cas, même.

Greening a joué trois matches de moins que Condra jusqu'à maintenant. Il est clairement deuxième sur la liste de rappel à l'attaque.

Il semble avoir plus de mal à garder le moral. Sur la patinoire, lors de récentes séances d'entraînement, on a senti une certaine frustration chez lui.

Et le pire, c'est qu'il ne doit pas voir de solutions à long terme.

«Je ne veux pas commencer à penser trop loin, dit Greening. Penser à long terme, ça peut être toxique. Nous sommes tous pareils. Nous essayons tous de planifier notre existence. Mais dans une situation comme celle dans laquelle je me trouve en ce moment, il est préférable d'aborder la vie un jour à la fois.»

Sur un autre tableau, il jouit d'un certain avantage sur son frère d'infortune.

À la fin de l'été 2013, la direction des Sénateurs lui a consenti une prolongation de contrat de trois ans. Ce pacte, qui vient d'entrer en vigueur, lui rapportera près de huit millions$ US. Son avenir financier semble donc assuré.

Condra, en revanche, joue son avenir cette saison. Il sera joueur autonome sans compensation l'été prochain. Difficile de prouver sa valeur s'il réchauffe le banc.

«Je pense parfois à mon prochain contrat, mais la saison est jeune. Si jamais cette situation perdure, je finirai peut-être par m'inquiéter. À date, ce n'est pas dramatique. Quand on m'a donné la chance de jouer, j'ai bien joué. C'est juste que les autres ont été efficaces aussi.»

«Mes coéquipiers jouent bien. Je dois être patient. En même temps, je ne peux pas faire grand-chose pour aider ma cause lors des séances d'entraînement.»

Sstlaurent@ledroit.com

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