Murray et Reeds, fidèles au poste malgré le cancer

Le dg des Sénateurs, Bryan Murray, est un... (Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit)

Agrandir

Le dg des Sénateurs, Bryan Murray, est un exemple d'ardeur au travail. L'entraîneur adjoint Mark Reeds aussi.

Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Quand le match entre les Sénateurs d'Ottawa et les Maple Leafs de Toronto a été remis à une date ultérieure, plus tôt cette semaine, la soirée de sensibilisation «Le hockey pour vaincre le cancer» a également été reportée.

On a donc raté une belle occasion de rendre hommage à deux héros discrets de la capitale fédérale.

Le directeur général des Sénateurs, Bryan Murray, ne parle jamais de sa maladie. Il suffit d'un coup d'oeil pour constater que le combat des derniers mois l'a considérablement amaigri. Mais il ne se plaint jamais ouvertement.

L'entraîneur adjoint Mark Reeds combat également un cancer. La maladie l'a aussi transformé physiquement. Il se fait encore plus discret que son patron.

Ça ne veut pas dire que les deux hommes passent inaperçus. Ils ont, bien au contraire, gagné plusieurs admirateurs dans les couloirs du Centre Canadian Tire.

«Nous ne pouvons pas nous mettre à leur place. Nous ne pouvons pas imaginer à quel point les épreuves qu'ils traversent sont pénibles. Nous nous comptons quand même chanceux de pouvoir compter sur deux hommes de leur trempe au sein de notre organisation. Toute notre équipe se bat pour eux», déclare Clarke MacArthur.

Jusqu'à maintenant, ça fonctionne. L'équipe à qui tout le monde prédisait une saison de misère a réussi à remporter ses quatre dernières parties. Elle tentera de préserver sa fiche parfaite à domicile, samedi soir, lorsque les Devils du New Jersey s'arrêteront à Kanata.

Bryan Murray devrait être présent. Il lui arrive de s'absenter pendant quelques jours pour subir des traitements de chimiothérapie. Mais c'est rare. Son taux d'assiduité aux parties est quasi-parfait.

Mark Reeds est aussi fidèle au poste. Il ne passe plus ses soirées derrière le banc. Il laisse désormais Jason Smith s'occuper des défenseurs durant les matches. Il se rend utile à l'équipe ailleurs dans le building.

Les gens normaux s'absentent souvent du travail quand ils doivent se battre contre la maladie; les hommes de hockey ne sont pas des gens normaux.

«Les gens qui ont la chance de vivre dans le monde du hockey ne veulent jamais le quitter, explique Chris Neil. Je me souviens très bien des jours qui ont suivi le décès de ma mère. Je voulais retrouver mes coéquipiers le plus tôt possible. Dans un vestiaire, je suis à l'aise. Je suis dans mon élément.»

«Je suis convaincu que le fait de travailler aide beaucoup Mark et Bryan. Ça leur permet de se changer les idées. Ça leur donne une raison de se lever chaque matin. Penser à la maladie 24 heures par jour, sept jours par semaine, doit être quelque chose d'extrêmement épuisant. Quand nous sommes à l'aréna, nous sommes bien contents de leur donner d'autres raisons de se casser la tête.»

On a souvent parlé de la relation particulière qui existe entre Neil et Murray. L'homme de Shawville a donné un rôle nouveau et des responsabilités accrues à son homme fort, en 2005, lorsqu'il s'est installé derrière le banc des Sénateurs. Sans Murray, Neil n'aurait sans doute pas connu une si belle carrière. Pour cela, il sera éternellement reconnaissant.

«J'ai toujours cru que Bryan était un homme dur. Il nous prouve maintenant qu'il est un bagarreur. En continuant à travailler, il nous prouve que nous comptons pour lui. Nous voulons lui prouver qu'il compte aussi pour nous.»

La soirée «Le hockey pour vaincre le cancer» aura finalement lieu le 30 octobre au CCT.

Murray, un homme «remarquable», dit Lehner

Robin Lehner promet de ne plus se plaindre des petits désagréments de la vie.

«Des fois, dans le passé, il m'est arrivé d'être de mauvaise humeur parce que je ne jouais pas assez souvent à mon goût. Ou encore de maugréer à la suite d'une mauvaise performance. Tout ça me semble tellement secondaire quand je pense à ce qui se passe autour de moi», confie le jeune gardien.

Il parle, bien évidemment, de la maladie que combat son directeur général Bryan Murray.

«C'est une maladie terrible qui touche tout le monde. Nous avons tous un parent, un ami, une connaissance qui souffre du cancer. Dans notre cas, c'est "Reeder" et Bryan. Ça remet les choses en perspective. Nous accordons tellement d'importance au hockey. C'est juste un jeu, pourtant. Quand je vois des gens qui se battent pour leur vie, je trouve que mes problèmes sont tout petits. Ça me donne le goût de profiter de la vie un peu plus chaque jour avec les gens que j'aime», indique l'athlète de 23 ans qui va bientôt devenir papa.

«Bryan se présente au bureau avec un sourire dans le visage chaque jour. Je trouve cela carrément remarquable.»

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer