Un 100e duel ontarien qui promet

Bobby Ryan a inscrit trois points dans la... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Bobby Ryan a inscrit trois points dans la victoire des Sénateurs contre les Maple Leafs en match préparatoire.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Les Sénateurs d'Ottawa et les Maple Leafs de Toronto croiseront ce soir le fer pour la 100e fois de leur histoire.

Ce ne sera peut-être un match historique. Toutefois, selon Paul MacLean, il pourrait marquer le début d'un nouveau chapitre dans la Bataille de l'Ontario.

«Au début, cette rivalité, c'était Mats Sundin contre Daniel Alfredsson. Quand ils ont quitté, d'autres joueurs ont pris la relève», explique-t-il.

L'entraîneur-chef d'Ottawa constate que les hommes forts ont pris beaucoup de place dans les derbys provinciaux des dernières années.

Ce sera forcément différent cette année. MacLean a fortement suggéré à son patron Bryan Murray de ne pas renouveler le contrat de Matt Kassian durant la saison morte.

À Toronto, Colton Orr et Frazer McLaren ont été largués à la fin du camp d'entraînement.

Ces trois joueurs ont entrepris la saison dans la Ligue américaine.

«La rivalité demeure. Les Leafs sont encore là. Ils vont encore affronter les Sénateurs. D'autres joueurs se chargeront bien de continuer à l'alimenter.»

MacLean n'a pas de noms à suggérer.

On devrait en savoir un peu plus long ce soir. Vers 19h, les Bleus sauteront sur la patinoire du Centre Canadian Tire pour affronter les Rouges pour la toute première fois cette saison.

Jusqu'à maintenant, on peut dire que ça va mieux dans la capitale que dans la métropole. Hier soir, à Uniondale, les Leafs essayaient de signer une troisième victoire cette saison. C'était leur septième partie. Les Sénateurs, eux, ont déjà gagné quatre fois. Ils n'ont disputé que cinq matches.

Un gros défi

Sauf que battre Toronto, pour les gars d'Ottawa, ça demeure un gros défi.

La saison dernière, par exemple, les Sénateurs peuvent se targuer d'avoir devancé leurs éternels rivaux au classement. Après avoir amassé 82 parties, ils avaient amassé quatre points de plus.

Dans les quatre affrontements entre les deux clubs, cependant, les Sénateurs ont signé seulement une victoire. Ils ont été battus une fois en temps réglementaire et deux fois en tirs de barrage.

«J'ai oublié tout ce qui s'est passé la saison dernière. Il faudrait que je regarde des vidéos pour me rafraîchir la mémoire», prétend Craig Anderson.

Personne ne le croit.

«Pas d'amis à Toronto»

Il doit au moins se souvenir de l'avant-dernier match de la saison régulière. Par un beau samedi soir d'avril à Kanata, il avait réussi 28 arrêts pour blanchir ses «amis» torontois.

«Je n'ai pas d'amis à Toronto», affirme-t-il avec vigueur.

Là, on peut le croire.

Clarke MacArthur compte bien quelques copains dans le camp ennemi. On peut lui pardonner. Il a passé trois saisons dans l'organisation torontoise avant de se convertir.

Il se fiche un peu des trois défaites encaissées la saison dernière. «Ce qui compte, c'est que nous avons remporté le dernier match», dit-il, un brin baveux.

«Je me souviens surtout que nous avons encaissé quelques défaites crève-coeur. Je me souviens entre autres d'une partie où ils ont marqué un but sur une séquence où Nazem Kadri aurait mérité une pénalité. Kadri n'a pas été puni et ils ont signé une victoire en tirs de barrage. C'est le genre de trucs qui passent de travers dans la gorge», explique-t-il.

«Mais l'important, c'est le dernier match. J'insiste. Il faut surtout essayer de se souvenir de celui-là.»

sstlaurent@ledroit.com

Mystère devant le filet

On ne sait toujours pas qui défendra la cage des Sénateurs dans ce match important. Pour une rare fois, Paul MacLean refuse d'identifier son homme.

« Il y aura un gardien devant notre filet. C'est tout ce que je peux vous dire », fut son seul commentaire.

Le parieur prudent miserait un p'tit deux sur Craig Anderson.

Les statistiques de l'Américain sont légèrement inférieures à celles de son partenaire Robin Lehner depuis le début de la saison.

Au cours des quatre dernières années, le Suédois s'est frotté aux Leafs une seule fois.

D'ailleurs, si les deux gardiens continuent d'aligner les belles performances, MacLean pourrait avoir un heureux problème avant longtemps.

« Quand c'est heureux, ça ne peut pas vraiment être un problème », réagit le coach, philosophe.

« Nos deux gardiens nous ont donné du bon hockey jusqu'à présent. Si ça continue, nous allons tout faire pour continuer à leur donner du travail », ajoute-t-il.

Chez les Leafs, on peut s'attendre à ce que James Reimer soit d'office. Il présente une excellente fiche en carrière contre les Sénateurs. Qui plus est, Jonathan Bernier a entrepris le match d'hier soir contre les Islanders.

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