Bientôt le retour de Marc Méthot?

Marc Méthot... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Marc Méthot

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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La bonne nouvelle du jour, à Kanata, c'est que Marc Méthot a été vu sur une patinoire.

Il a commencé sa semaine par une «très légère séance de patinage libre», nous a dit Paul MacLean hier matin.

«Se rapproche-t-il du jour où il pourra recommencer à s'entraîner avec ses coéquipiers? Ça reste à voir. S'il est capable de chausser les patins à nouveau mardi [aujourd'hui], on pourra croire qu'il est sur la bonne voie», résume l'entraîneur.

Certains diront qu'il n'est pas trop tôt. Les Sénateurs ont alloué, en moyenne, 35,6 lancers par match depuis le début de la saison. Hier matin, ils occupaient le 27e rang dans la LNH à ce chapitre.

Le retour au jeu du défenseur numéro deux de l'équipe ne pourra qu'améliorer cette situation. En même temps, l'absence de Méthot aura eu quelques aspects positifs.

Borowiecki avantagé

Mark Borowiecki, par exemple, a bien saisi la chance qui lui était accordée.

En début de saison, si tous les défenseurs avaient été en santé, il aurait pu se retrouver dans les gradins. Ce ne sera plus le cas maintenant. MacLean l'a même envoyé sur la patinoire dans la dernière minute de jeu, samedi, alors que les Sénateurs s'accrochaient à leur avance d'un but contre les Blue Jackets de Columbus.

Il a réussi à se hisser parmi les hommes de confiance de son entraîneur. Il n'a même pas eu besoin d'utiliser ses poings.

En cinq matches, le jeune défenseur qui a grandi à Ottawa n'a même pas eu l'occasion de jeter les gants une seule fois. Après avoir passé trois saisons complètes dans la Ligue américaine, ça lui cause un gros dépaysement.

«Dans les mineures, je me battais en moyenne 20 fois par saison. J'aurais pu me battre deux fois plus souvent si j'avais voulu. La culture est bien différente là-bas», dit-il.

Jeudi dernier, contre l'Avalanche du Colorado, Borowiecki a eu l'occasion de jeter les gants. Une mêlée avait éclaté. Maxime Talbot aurait été très heureux de lui faire ce plaisir.

«Le moment n'était pas le bon. Nous étions sur le point d'obtenir une supériorité numérique et nous avions une avance d'un but à défendre. Je ne voulais pas mettre mon équipe dans le trouble.»

Plus de maturité

Borowiecki dit cela avec le sourire. «L'année dernière, je n'aurais probablement pas pris la même décision, croit-il. J'ai grandi en tant que hockeyeur. J'ai grandi en tant qu'être humain aussi. Je suis toujours un gars intense. Avant, j'étais peut-être trop intense parfois. Pour le meilleur et pour le pire, j'avais du mal à ne pas franchir la ligne. Mes coéquipiers appréciaient ce côté de moi. Mes entraîneurs m'aimaient un peu moins lorsque ça se produisait.»

Il remercie Luke Richardson pour les longues séances de vidéo en tête-à-tête à Binghamton. «Il m'a enseigné bien des trucs utiles sur le métier.»

«J'ai quand même du apprendre à la dure. Les entraîneurs peuvent vous enfoncer des idées dans la tête pendant des heures. À la fin de la journée, un joueur doit comprendre certaines choses lui-même. Aujourd'hui, je suis fier de dire que je suis capable de me battre quand c'est le temps. Je suis encore plus fier de dire que je suis capable de me retenir à l'occasion.»

Le joueur ne s'inquiète pas trop. Les bagarres, rappelle-t-il, font toujours partie du hockey. «Avec tous les poids lourds qui se retrouvent aujourd'hui dans la Ligue américaine, les poids moyens comme moi devront éventuellement prendre les bouchées doubles. J'en suis conscient.»

Sstlaurent@ledroit.com

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