L'éclosion de Mike Hoffman se fait attendre

Mike Hoffman s'est bien servi de sa vitesse... (Sean Kilpatrick, Archives La Presse Canadienne)

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Mike Hoffman s'est bien servi de sa vitesse pour marquer, samedi, contre les Blue Jackets de Columbus.

Sean Kilpatrick, Archives La Presse Canadienne

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Les gens qui étaient au Centre Canadian Tire samedi savent désormais que Mike Hoffman est capable d'utiliser sa vitesse pour dominer un match dans la Ligue nationale de hockey.

Une question demeure, toutefois. Sera-t-il capable de répéter l'exploit assez souvent pour confondre les sceptiques? À 24 ans, il n'a plus rien à prouver dans les ligues mineures, mais certaines personnes commencent à douter de sa capacité à connaître des succès dans les majeures.

Robin Lehner est un des meilleurs amis de Hoffman dans l'organisation des Sénateurs d'Ottawa. Ils ont été repêchés le même jour, en juin 2009. Ils ont grandi ensemble au cours des cinq dernières années.

Le gardien est catégorique. Selon lui, le meilleur est à venir.

«Vous n'avez qu'à regarder sa courbe de progression. Il a fait la même chose à tous les niveaux. Il n'a pas connu du succès instantanément dans les rangs juniors. Il n'est pas devenu une vedette du jour au lendemain non plus dans la Ligue américaine. Le scénario s'est répété ici. Il a passé quelques années à faire la navette entre Ottawa et Binghamton. Cette année sera celle où il va finalement exploser», croit le gardien.

Les chiffres donnent du poids à la théorie de Lehner.

La première expérience de Hoffman dans la LHJMQ n'avait pas été concluante. Benoît Groulx lui avait montré la porte après seulement 19 parties chez les Olympiques de Gatineau.

La saison suivante, il a marqué 52 buts en 62 parties avant de remporter le championnat des séries éliminatoires avec les Voltigeurs de Drummondville.

À sa première saison chez les pros, Hoffman a brièvement séjourné dans la Ligue East Coast. Il était à des années-lumière d'être sacré patineur le plus rapide à la Classique des étoiles de la Ligue américaine.

Entre les deux oreilles

L'ailier gauche de Kitchener est le premier à reconnaître qu'il a eu du mal à s'habituer au niveau de la LNH. «Tu côtoies tous ces joueurs de talent dans le vestiaire... Tu sautes sur la patinoire et tu te retrouves confronté à des gars que tu regardes à la télévision depuis des années. C'est dur sur le mental. Tu dois te faire à l'idée que tu devras affronter ces joueurs-là chaque soir. Tu dois même te fixer l'objectif d'être meilleur qu'eux.»

«Je suis rendu au point où je ne me casse plus trop la tête avec toutes ces histoires. Je saute sur la patinoire, je réagis à ce qui se passe devant moi. Quand les opportunités se présentent, j'essaie d'utiliser ma vitesse», raconte-t-il.

Contre les Blue Jackets de Columbus, cette façon de procéder lui a souri.

Sa vitesse lui a permis d'obtenir un lancer de pénalité en première période. Bon, il a complètement bousillé sa chance lorsqu'il s'est présenté seul devant Curtis McElhinney. Il a échappé la rondelle. «J'essaierai sans doute quelque chose d'autre la prochaine fois», dit-il en regardant par terre.

Il s'est bien repris au troisième tiers en marquant le but de la victoire. McElhinney, blessé, avait alors cédé sa place à l'excellent Sergeï Bobrovsky.

«Il a utilisé sa vitesse pour marquer ce but. Je suis jaloux. Je n'ai jamais été capable de patiner vite comme ça», a indiqué Paul MacLean après la rencontre.

MacLean, fan de Hoffman, s'était pourtant permis de le laisser de côté jeudi soir lors du match inaugural à domicile.

«Ça m'a servi de motivation, confie le joueur. Personne ne veut passer ses soirées sur la galerie de la presse.»

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