Le capitaine Karlsson a fait entendre sa colère

Le capitaine Erik Karlsson est sorti de ses... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Le capitaine Erik Karlsson est sorti de ses gonds lorsque les Sénateurs tiraient de l'arrière 3-1 contre l'Avalanche. Mais il s'est calmé depuis.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Après la victoire des siens jeudi soir, Erik Karlsson a raconté que des joueurs se sont «criés des bêtises» au premier entracte.

Au lendemain du gain de 5-3 contre l'Avalanche du Colorado, quelques-uns de ses coéquipiers ont élaboré un peu sur ce qui s'est passé entre les quatre murs du vestiaire et il appert que c'est surtout le nouveau capitaine des Sénateurs d'Ottawa qui a haussé le ton.

«Les gars étaient frustrés et "Karl" a dit certaines choses qu'il fallait mieux faire. On a réussi à se regrouper avant de retourner sur la glace, a raconté l'attaquant Clarke MacArthur. Tout le monde est émotif quand ça ne va pas à notre goût et ça, c'est une façon de faire sortir la vapeur. Il a bien passé son message.»

Le jeune capitaine de 24 ans n'a quand même pas piqué une sainte colère comme le vétéran qu'est MacArthur en a déjà vu par le passé.

«Sur l'échelle de Richter, je dirais que c'était un 5 ou 6. Quand j'étais à Buffalo au début de ma carrière, Chris Drury était capable de perdre la tête à l'occasion. Son sommet était de 9 ou 10, donc "Karl" a encore du travail à faire. Mais il a été solide pour une première fois, personne ne riait quand il a terminé», a ajouté MacArthur.

MacLean apprécie

L'entraîneur-chef Paul MacLean n'était pas présent pour assister à la crise de son nouveau capitaine, mais il en a évidemment entendu parler et il appréciait sa sortie.

«Erik sentait que c'était nécessaire et c'est ce qu'un capitaine doit faire quand les choses ne vont pas bien. Si vous ne faites pas les choses comme il faut, un groupe de leaders doit en parler. Bien franchement, quand ils le font, ça a beaucoup plus d'impact que lorsque je le fais. C'est sain d'avoir des discussions et des débats. C'est une grosse partie du leadership, de se lever et dire les choses qui doivent être dites», a-t-il noté.

Assistant de Karlsson et lui aussi candidat au poste de capitaine, le défenseur Chris Phillips a lui aussi trouvé que Karlsson s'était bien débrouillé: «C'était bien, il s'est levé et il a dit ce qu'il pensait. Si quelqu'un doutait de ses capacités de faire ça, il a dissipé ces doutes assez vite (jeudi soir)», a-t-il dit.

Les Sénateurs tiraient de l'arrière 3-1 après ce premier engagement, ayant commis des gaffes monumentales sur les trois buts que les visiteurs ont marqué en seulement six lancers.

Pour remonter la pente, ils ont profité des largesses du gardien recrue Calvin Pickard, lancé dans la mêlée en raison de la blessure du substitut Reto Berra.

MacLean a laissé entendre vendredi qu'il n'avait pas considéré la possibilité de retirer son gardien partant, Craig Anderson, pour tenter de secouer les siens. «C'était un match avec beaucoup d'émotions et il s'était passé beaucoup de choses. Ce n'était pas de sa faute, ce n'est pas comme si les tirs venaient de la bande et étaient rentrés au milieu du filet. Il est un gardien vétéran et, par le passé, il a fait des arrêts pour nous garder dans un match. On était certains qu'il le ferait à nouveau et c'est ce qu'il a fait. Ça aurait pu être différent si on était au match 27 plutôt qu'au match 4», a souligné l'entraîneur-chef.

Anderson a apprécié la marque de confiance. «Par un meilleur soir, peut-être que j'arrête un ou deux de ces buts. C'était mal parti, mais en rentrant dans la chambre après la première, on s'est tous dit qu'il fallait oublier ça et remettre les compteurs à zéro. Ce qu'on a fait», a-t-il noté au lendemain de son premier gain contre son ancien club en quatre tentatives.

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