Legwand a déjà tourné la page

David Legwand a endossé l'uniforme des Predators de... (Patrick Woodbury, archives LeDroit)

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David Legwand a endossé l'uniforme des Predators de Nashville durant 14 ans.

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(NASHVILLE) On apprend tranquillement à connaître David Legwand. On sait par exemple qu'il n'est vraiment pas du type sentimental.

Ce n'est pas des farces.

L'attaquant de 34 ans a effectué son grand retour à Nashville, hier. Il n'avait pas mis le pied au pays du country au cours des sept derniers mois.

«Les Predators m'ont échangé le 5 mars. La transaction a été conclue aux environs de 14h. J'ai quitté la ville vers 19h. Je n'ai jamais ressenti le besoin d'y retourner», confie-t-il.

Sa conjointe s'est chargée de vendre leur maison et de déménager les enfants.

Le conjoint hockeyeur, lui, n'a pas eu trop de mal à fermer la page sur les 14 premières saisons et les 956 premières parties de sa carrière. Il était déjà rendu ailleurs.

Alors qu'il s'apprête à visiter pour la première fois le vestiaire du club visiteur au Bridgestone Arena, il n'est vraiment pas étouffé par la nostalgie.

«C'est ma nouvelle équipe qui me préoccupe, pas mon ancienne.»

Il dit ça tout naturellement. Il n'a pas l'air amer, rien du genre.

C'est quand même remarquable. Legwand a été le tout premier joueur repêché par les Preds. Il détient une avance de 85 points sur le deuxième meilleur marqueur de l'histoire de cette jeune concession.

Il a vécu de grands moments à Music City. En insistant un peu auprès de lui, il consent à nous raconter une de plus mémorables journées de sa vie. C'était le 21 novembre 2009. En journée, il est devenu père. En soirée, il s'est rendu au travail et il a disputé tout un match. Il a marqué deux buts et inscrit une passe. Son deuxième de la soirée a fait la différence dans une victoire dans une victoire de 4-3 en tirs de barrage contre les Blue Jackets de Columbus.

«Nous avons eu de belles victoires, mais nous avons aussi subi des défaites qui ont été difficiles à digérer», raconte-t-il.

Durant leurs 15 premières saisons, les Predators ont remporté seulement deux séries éliminatoires.

Legwand se dit quand même fier d'avoir contribué à la naissance et à la croissance du sport au Tennessee.

À son arrivée, en 1999, le hockey était une bien étrange bibitte pour les locaux. La plupart des fans qui se présentaient aux matches ne comprenaient même pas les règlements.

Les choses ont beaucoup évolué. Même si le hockey ne sera jamais aussi populaire que le football dans cet État du sud, les Preds ont réussi à trouver leur niche. Ils ont des fans passionnés qui pourraient rivaliser d'intensité avec ceux de bien des villes du nord.

«J'imagine que ce sera un peu drôle de croiser tous ces gens que j'ai connus dans le passé», complète-t-il.

Vraiment, mais vraiment pas du type sentimental.

MacLean impressionné

On apprend aussi à connaître Legwand sur la patinoire. Il a déjà réussi à nous surprendre.

Avec son travail dans la première vague de l'attaque massive, la fin de semaine dernière, il a grandement contribué aux deux victoires contre le Canadien de Montréal en matches préparatoires.

Même Paul MacLean le reconnaît.

«J'ai été impressionné par la façon dont nous avons travaillé de façon structurée lors des moments cruciaux de la rencontre, commente l'entraîneur. Les gars savaient ce qu'ils avaient à faire. Ils n'ont pas eu trop de mal à effectuer les tâches qui leur avaient été confiées. David et Erik Karlsson ont été les deux grands architectes de notre succès sur l'attaque massive. Ils ont pris les commandes.»

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