Lazar entreprendra la saison à Ottawa

Curtis Lazar... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Curtis Lazar

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Curtis Lazar a reçu le premier indice dans sa boîte de courriels, dimanche soir. Un employé des Sénateurs d'Ottawa lui a fait parvenir l'itinéraire du premier voyage de la saison régulière.

«Ça m'a fait sourire, mais je ne voulais pas trop rapidement sauter aux conclusions», dit-il.

Quand il s'est pointé au Centre Canadian Tire, hier matin, il s'est précipité dans le vestiaire. Quand il a vu que son équipement était toujours accroché dans son casier, il a compris qu'il a remporté son pari. Qu'il a réussi à se faire une place dans la Ligue nationale de hockey.

«Je suis pas mal content», déclare, avec son habituel sourire, le très sympathique adolescent de 19 ans.

«Mais je sais que rien n'est encore gagné.»

Lazar est à la fois sympathique... et sage.

La direction des Sénateurs avait de grandes décisions à prendre hier matin. La première aura été de placer le défenseur Marc Méthot sur la liste des blessés.

Cela leur a permis de libérer un poste à court terme. Ils ont utilisé ce poste libre pour garder un 14e attaquant à Ottawa.

Mike Hoffman et Mark Stone seront aussi dans l'avion qui quittera la capitale en direction de Nashville, plus tard aujourd'hui.

Les trois recrues devront continuer de faire leurs preuves. Les dirigeants ne leur ont rien promis.

On a par exemple demandé à Paul MacLean si Lazar évoluera au centre en début de saison. «Tout ce que je peux vous dire, c'est qu'il fait partie de notre équipe», a répondu l'entraîneur-chef.

On lui a ensuite demandé s'il fera partie des 12 attaquants qui affronteront les Predators, jeudi. «Tout ce que je peux vous dire, c'est qu'il fait partie des 14 attaquants qui feront le voyage.»

Le directeur général Bryan Murray s'est aventuré un peu plus loin. Il a dit que son groupe de gestion n'a pas débattu trop longtemps avant de prendre la décision de garder Lazar.

«Dans chaque match préparatoire où nous l'avons utilisé, il a travaillé très fort. Rares sont les joueurs de son âge qui sont capables de se démarquer aux deux extrémités de la patinoire. Curtis est tellement responsable que Paul n'hésite pas à l'utiliser lors des infériorités numériques!»

Comme chaque joueur d'âge junior, Lazar passera le mois d'octobre en audition. Quand il aura disputé son neuvième match de la saison, ses patrons devront l'évaluer à nouveau. Ils pourraient alors choisir de le renvoyer à son club de la LHOuest, les Oil Kings d'Edmonton.

«S'il continue à travailler comme il a travaillé durant le camp d'entraînement, il a de très bonnes chances de rester», croit Bryan Murray.

Lazar ne veut pas mettre la charrue devant les boeufs. «Pour l'instant, je veux me concentrer sur ma prochaine séance d'entraînement. Si elle se passe bien, j'aurai peut-être une chance de participer au tout premier match de la saison.»

D'ailleurs, à sa sortie de l'aréna, hier, il se promettait de passer un coup de fil à ses parents, Karen et Dave, en Colombie-Britannique.

«Je crois qu'ils ont un voyage à planifier. Ils voudront venir me voir à Nashville», affirme-t-il.

«Ils m'ont accompagné tout au long de mon parcours jusqu'ici. C'est un grand jour pour moi, mais je sais que c'est un grand jour pour eux aussi.»

«Je suis un paquet de nerfs, parfois. Je suis perfectionniste. Mais je ne dois surtout pas oublier d'apprécier ce qui m'arrive. C'est la LNH. C'est énorme. Je sais que je vais commettre des erreurs. Je dois m'amuser.»

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