Curtis Lazar «essaie» de prendre ça mollo

Curtis Lazar lutte avec Mike Hoffman pour le... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Curtis Lazar lutte avec Mike Hoffman pour le dernier poste disponible à l'attaque chez les Sénateurs d'Ottawa.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Curtis Lazar vit des heures d'angoisse. Il sait qu'il jouera au hockey cette semaine, mais où? À Ottawa dans la Ligue nationale de hockey? À Edmonton dans la Ligue junior de l'ouest?

«C'est dur. J'ai bien essayé de prendre ça mollo, mais je ne peux pas vous mentir. Je passe beaucoup de temps à penser à ce qui m'attend. J'aimerais bien savoir ce qu'ils pensent de moi», a-t-il confié au Droit vers la fin de la semaine.

Pour Mike Hoffman, c'est différent. C'est son cinquième camp d'entraînement. Il connaît le tabac.

«T'as beau y penser toute la journée, ça ne sert à rien. Tu ne pourras jamais deviner de quoi on parle dans les bureaux», commente-t-il.

Les gens dont parle Lazar, ce sont les entraîneurs et les dirigeants des Sénateurs.

Les bureaux dont parlent Hoffman sont ceux où les grosses décisions seront prises dans les prochaines heures.

Les deux joueurs ont une approche différente. Ils sont pourtant dans le même bateau.

Au début du camp d'entraînement, on croyait que deux postes étaient disponibles à l'attaque à Ottawa.

Rapidement, on a compris qu'un de ces postes avait pratiquement été accordé d'emblée à Mark Stone. Le gros ailier droit manitobain a passé les trois dernières semaines à patiner dans les deux premiers trios. Le but n'était certainement pas de lui accorder une belle expérience de vie avant de le renvoyer à Binghamton.

Il reste un poste, donc. Lazar et Hoffman semblent être les deux principaux candidats.

Lazar est encore d'âge junior. La direction peut donc lui accorder une audition de neuf parties avant de prendre une décision définitive. Elle pourrait donc le garder en début de saison, lui donner une vraie chance de jouer et ré-évaluer son statut vers la fin du mois.

«La gestion du stress fait partie de la vie du hockeyeur, commente le jeune homme qui a soulevé la coupe Memorial le printemps dernier. J'essaie de ne pas trop en faire. Durant ce camp, j'ai simplement voulu gagner la confiance de l'entraîneur. Je veux qu'il se sente à l'aise de m'envoyer sur la patinoire dans des moments cruciaux.»

On dirait bien qu'il a réussi. Samedi soir, il était sur la glace tandis que les Sénateurs cherchaient à protéger une avance d'un but au Centre Bell.

Hoffman est plus vieux. De cinq ans. Ses quelques années de service lui confèrent un certain avantage. Si les Sénateurs souhaitent réellement le renvoyer à Binghamton, ils devront d'abord le soumettre au ballottage.

Hoffman était le meilleur marqueur de toute la Ligue américaine, l'hiver dernier, lorsqu'il a été rappelé à Ottawa pour y compléter la saison. Une formation pourrait donc se laisser tenter. Elle pourrait le réclamer.

Il n'a certainement pas nui à sa cause en inscrivant deux buts en autant de matches en fin de semaine. Sans être spectaculaire, il a participé au pointage. C'est ce qu'on lui demande.

«J'essaie de lancer le plus souvent possible. Si je peux obtenir quatre ou cinq tirs au but par match, en moyenne, je suis heureux. Les gars qui réussissent à placer la rondelle sur le filet adverse finissent généralement par produire. Au pire, mes lancers vont générer des retours et je vais obtenir des mentions d'aide.»

Après le match de samedi, Paul MacLean a également souligné le bon travail de Jean-Gabriel Pageau et de Buddy Robinson au camp. «Nous aurons de bonnes discussions dans les prochaines heures. Les dernières décisions ne seront pas faciles à prendre», a-t-il complété.

sstlaurent@ledroit.com

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