Chris Neil et Chris Phillips cachent mal leur déception

On a dit qu'il s'agissait d'un «grand jour» pour les Sénateurs. Pourtant, tous... (PATRICK WOODBURY, LeDroit)

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PATRICK WOODBURY, LeDroit

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On a dit qu'il s'agissait d'un «grand jour» pour les Sénateurs. Pourtant, tous les membres de l'organisation n'étaient pas heureux.

Chris Phillips et Chris Neil, les deux vétérans qui porteront des «A» encore une fois cette saison, ont assisté à la conférence de presse de jeudi matin. Sans sourire. Ils ont filé en vitesse dès que ce fut possible.

Phillips voulait succéder à Jason Spezza. Il avait mené une campagne pas du tout discrète dans les derniers mois, n'hésitant pas à utiliser les médias pour passer son message.

À 36 ans, il est le doyen dans le vestiaire. Après avoir disputé 1143 parties dans la LNH, il croyait que cet honneur lui revenait.

En début d'après-midi, après avoir participé à une séance d'entraînement complète, il a pris la parole.

«C'est une grande journée pour Erik. Il est un joueur d'exception. Il fera partie de l'organisation des Sénateurs pendant de nombreuses années. Nous sommes tous très contents pour lui.»

«Je ne ferai pas de cachettes. Je voulais ce rôle. Oui, je suis déçu. En même temps, je dois respecter le choix de la direction. Et je suis heureux pour Karl.»

Neil dit pareil. Il n'a pas le choix de se rallier, même s'il avait publiquement appuyé Phillips au cours des derniers mois.

«Pendant l'été, vous m'avez planté des micros sous le nez et vous m'avez demandé d'identifier le joueur qui était le plus apte à devenir capitaine. J'ai énormément de respect pour Chris Phillips. Il a beaucoup vécu, il a beaucoup accompli, il a beaucoup joué. J'ai de la peine pour lui», a commencé l'homme fort de 35 ans.

«J'imagine qu'il faut passer le flambeau un jour où l'autre...»

Pas facile de décider

La direction de l'équipe a longuement considéré la candidature de Phillips. Il aurait probablement été choisi à titre de «capitaine de transition» si jamais on avait déterminé qu'Erik Karlsson n'était pas prêt.

«Ce n'était pas une décision facile à prendre, concède Bryan Murray. Nous aurions facilement pu confier ce mandat à un vétéran fiable. Il y en a quelques-uns au sein de notre équipe. En bout de ligne, nous avons décidé de miser sur un jeune homme qui fera partie de notre organisation pendant un grand nombre d'années. Nous ne voulions pas tomber dans un cycle où il aurait fallu changer de capitaine chaque année.»

Karlsson a l'intention de s'appuyer sur ses coéquipiers plus expérimentés quand viendra le temps de prendre des décisions importantes. «Je ne vais pas tout faire seul», argue-t-il.

«Philly est déçu et il a le droit de l'être, mais il a joué plus de 1000 matches dans notre ligue. Il va s'en remettre rapidement», croit Paul MacLean.

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