Erik Karlsson: «Je serai moi-même»

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Erik Karlsson n'a pas l'intention d'imiter Daniel Alfredsson, mais il se dit quand même choyé d'avoir eu la chance de le côtoyer pendant ses quatre premières saisons en Amérique du nord.

PATRICK WOODBURY, LeDroit

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«Je ne serai jamais Alfie. Je ne serai jamais 'Spezz'. Je serai moi-même. Je serai un leader différent de ceux que nous avons connu dans le passé.»

Erik Karlsson venait à peine d'enfiler son tout nouveau chandail, avec le gros «C» blanc en évidence sur la poitrine. Il était devenu le neuvième capitaine de l'histoire des Sénateurs d'Ottawa.

Il était clairement ému.

Il tenait quand même à lancer un message à la planète hockey. À 24 ans, il se croit prêt à relever ce défi.

«J'ai rencontré Eugene Melnyk, Bryan Murray et Paul MacLean mercredi. Ils voulaient savoir si le poste m'intéressait. J'étais vraiment heureux. Quand je suis arrivé ici, il y a quelques années, je ne pouvais pas me douter que ça m'arriverait un jour. C'était vraiment loin dans ma tête. Aujourd'hui, encore, j'ai du mal à réaliser ce qui m'arrive. Je crois qu'il me faudra un certain temps pour m'y habituer. Mais je suis vraiment emballé.»

La direction des Sénateurs avait convié la presse au Centre Canadian Tire très tôt, hier matin, parce qu'elle avait deux très importantes nouvelles à communiquer.

L'attaquant vedette Bobby Ryan a paraphé une prolongation de contrat de sept ans qui lui rapportera plus de 50 millions$ US. Il sera donc lié à l'organisation des Sénateurs jusqu'en 2022.

Mais la nomination d'un nouveau capitaine a toujours un cachet spécial.

Ryan a été le premier à le reconnaître. Il ne s'est pas éternisé sur le podium. Après les remerciements d'usage, il a vite cédé sa place «pour qu'on se concentre sur la grosse nouvelle du jour». En disant cela, il a fait un petit clin d'oeil à Karlsson.

MM. Melnyk, Murray et MacLean ont tous eu leur mot à dire dans la nomination du nouveau capitaine.

Ils ont rencontré Karlsson à plus d'une occasion, durant le camp. Dans leurs discussions, ils voulaient s'assurer que le talentueux défenseur suédois avait acquis suffisamment de maturité pour accepter un rôle aussi important.

«Le temps nous dira si nous avons pris la bonne décision. Je pourrais vous citer plusieurs joueurs qui ont atteint un niveau supérieur quand ils ont accepté les responsabilités du capitaine. D'autres joueurs ont éprouvé beaucoup de problèmes après avoir accepté ce rôle au mauvais moment», commente l'entraîneur.

«Nous avons besoin d'un homme responsable. D'un homme qui travaille fort chaque jour. D'un homme qui n'a pas peur de s'ouvrir à ses coéquipiers. D'un homme qui n'aura pas peur de transmettre les revendications des joueurs aux entraîneurs et aux dirigeants quand le moment sera bien choisi. Nous avons besoin d'un individu complet», prévient le directeur général.

«Nous avons surtout besoin d'un capitaine qui sera capable de montrer à tout le monde qu'il a les meilleurs intérêts de l'équipe à coeur. Si le capitaine a du coeur, les gens n'hésiteront pas à le suivre. Erik nous a clairement prouvé à plus d'une occasion, qu'il a du coeur», enchaîne-t-il.

Bénédiction d'Alfredsson

Erik Karlsson n'a pas l'intention d'imiter Daniel Alfredsson, mais il se dit quand même choyé d'avoir eu la chance de le côtoyer pendant ses quatre premières saisons en Amérique du nord.

Le nouveau capitaine a d'ailleurs passé une bonne quarantaine de minutes au téléphone avec l'ancien, hier matin, avant la conférence de presse.

«Il est content pour moi. Il croit que je suis prêt. Il croit que cette nomination sera bénéfique pour ma carrière», a lancé Karlsson.

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