MacLean donne des miettes à Ryan

Bobby Ryan (à gauche) aimerait bien avoir la... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Bobby Ryan (à gauche) aimerait bien avoir la chance de jouer avec Erik Karlsson (à droite) sur le jeu de puissance. Le Suédois est le quart-arrière de l'attaque massive des Sénateurs.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Bobby Ryan veut jouer un rôle plus important à Ottawa cette saison. Ça commence mal. Si la saison régulière avait débuté hier, il n'aurait même pas fait partie de la première vague du jeu de puissance.

Si la saison avait débuté hier, il aurait probablement été obligé de se contenter des miettes avec les soldats de la deuxième vague.

Impossible de savoir ce qu'il en pense. Quelques journalistes ont demandé à le rencontrer après la première séance d'entraînement où Paul MacLean a vraiment commencé à travailler avec les unités spéciales.

Un employé responsable des communications nous a fait savoir qu'il ne serait pas disponible.

Il a déjà réagi de cette manière, dans le passé, lors de journées où il était contrarié.

Paul MacLean, lui, s'est expliqué.

Il a d'abord rappelé que la saison débutera la semaine prochaine. Que bien des choses pourraient changer d'ici le premier match des Sénateurs, contre les Predators à Nashville.

Il a ensuite donné quelques détails à propos de sa stratégie. Avec Erik Karlsson, hier, il a envoyé Clarke MacArthur, David Legwand, Kyle Turris et Mark Stone. Deux gauchers et deux droitiers.

«Ça va nous offrir différentes options. Dans le passé, notre jeu de puissance était dominé par des joueurs qui lançaient de la droite. Ça faisait en sorte que nous étions un peu trop souvent coincés du même côté de la patinoire», a-t-il dit.

Ryan, dans la deuxième vague, travaillait hier avec Cody Ceci, Mika Zibanejad, Milan Michalek et Chris Neil. Neil y était en remplacement d'Alex Chiasson.

«Moi, je ne donne pas de numéro à mes groupes de travail dans les unités spéciales. Vous avez le droit de les appeler comme vous voulez. Tout ce que je peux vous garantir, c'est que les deux groupes que vous avez vus aujourd'hui auront la chance de jouer.»

MacLean dira ce qu'il voudra. L'an dernier, Karlsson a été le sixième joueur le plus utilisé en supériorité numérique dans toute la Ligue nationale de hockey. Il a passé 335 minutes et 28 secondes sur la patinoire quand les Sénateurs avaient l'avantage - d'au moins - un homme.

Cette saison encore, quand il sautera sur la patinoire pour une attaque massive, il voudra passer au moins 90 secondes sur la glace. Les membres de l'autre groupe devront, immanquablement, se contenter des miettes.

Un seul défenseur

Les deux groupes de travail formés hier par MacLean avaient cependant un point en commun. Ils regroupaient un seul défenseur pour quatre attaquants.

Les joueurs aiment bien le format.

«J'aime même beaucoup ça. La rondelle circulait très bien durant nos exercices d'aujourd'hui», a noté Turris.

«Je trouve ça bien correct. Nous avons beaucoup d'attaquants de talent dans l'équipe. Il faut leur laisser de la place», a commenté Karlsson.

MacLean trouve aussi le concept intéressant... jusqu'à un certain point.

«Dans une séance d'entraînement, il n'y a pas de problèmes. Tout va bien. Dans les matches, ça peut devenir... intéressant. Les gars que l'entraîneur adverse envoie sur la patinoire en infériorité numérique peuvent se mettre à travailler dans le but de créer des revirements. S'ils réussissent, ça peut devenir dangereux. Ça peut leur donner une descente à deux contre un assez rapidement», explique-t-il.

«À certains moments, dans nos matches, il faudra utiliser deux défenseurs dans nos attaques massives.»

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