Fredrik Claesson attend patiemment sa chance

Fredrick Claesson... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Fredrick Claesson

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Cette boutade a déjà un mois. Le camp des recrues des Sénateurs était sur le point de débuter. On a demandé à Luke Richardson ce que Fredrik Claesson avait besoin d'accomplir s'il voulait atteindre, un jour, la LNH.

Il a ri.

«Il a besoin d'un contrat à sens unique. C'est à peu près tout.»

Richardson parle en connaissance de cause. Il a joué plus de 1400 parties dans la LNH en tant que défenseur.

Il côtoie Claesson, un défenseur, depuis maintenant deux ans à Binghamton.

Le Suédois de 21 ans est effectivement coincé dans un embouteillage. Huit défenseurs sont pratiquement assurés d'entreprendre la saison dans la LNH. C'est déjà trop.

Il détient un contrat à deux volets et la direction n'a pas à le soumettre au ballottage avant de le renvoyer dans les mineures. Il est le défenseur numéro neuf. Il a joué mardi à Winnipeg. S'il n'y a pas de nouvelles blessures, il pourrait bien s'agir de son dernier match dans la LNH avant un petit bout de temps.

«Moi, je veux simplement me faire rappeler et obtenir la chance de jouer quelques matches en saison régulière à Ottawa», a-t-il confié au Droit, bien réaliste, plus tôt cette semaine.

«Non, Freddie. Tu veux rester ici toute la saison. Tu veux faire l'équipe.»

Claesson s'est retourné. Son copain Robin Lehner écoutait l'entrevue.

Le gardien souhaite bien entendu que Claesson reste parce que ça lui ferait un compatriote de plus dans le vestiaire. La mafia suédoise a perdu quelques membres dans les dernières années.

Lehner n'irait quand même pas jusqu'à endosser la candidature d'un défenseur qui n'aurait pas le niveau.

«Freddie ne vous impressionnera jamais en faisant des feintes ou des passes spectaculaires à la manière d'Erik Karlsson. Il ne fait pratiquement pas d'erreurs, non plus. Il est vraiment solide. Il est toujours le premier à se replier dans notre territoire. Il est très efficace quand vient le temps de récupérer la rondelle derrière notre filet. Il a vraiment le don de bien relancer l'attaque. Avec ces qualités-là, je crois qu'il pourrait jouer dans notre ligue pendant de nombreuses années», croit-il.

«Son différentiel dans les mineures, l'an dernier, ce n'est vraiment pas le fruit du hasard.»

Claesson a présenté une fiche de +37 à Binghamton en 2013-14. C'est impressionnant quand on pense que son plus proche poursuivant chez les défenseurs des Senators de la Ligue américaine, Mark Borowiecki, a complété la saison avec une fiche de +14.

C'est encore plus impressionnant quand on pense que Richardson donnait à Claesson, soir après soir, la tâche d'affronter les meilleurs attaquants adverses.

Il a besoin d'un contrat à sens unique, fait valoir Richardson. S'il connaît une autre bonne saison dans les mineures, il pourra essayer d'en soutirer un à Bryan Murray l'été prochain.

On pourrait savoir dès aujourd'hui quelle place occupe Fredrik Claesson dans la hiérarchie des défenseurs à Ottawa.

MacLean pourrait enfin mettre un terme aux expériences et former les paires sur lesquelles il misera en début de saison.

«L'absence prolongée de Marc Méthot m'a poussé à effectuer plus d'expériences qu'à l'habitude», a reconnu l'entraîneur-chef du club de la LNH, hier.

«Plus les jours passent, et plus le portrait me semble clair à la ligne bleue. Au plus tard, le 7 octobre, tout sera déterminé. Tout sera réglé.»

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