D'intrigants espoirs sous la loupe

Ryan Dzingel est dans la course pour l'obtention... (Courtoisie du Service des sports de l'Université Ohio State)

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Ryan Dzingel est dans la course pour l'obtention du trophée Hobey-Baker, qui est remis annuellement au meilleur hockeyeur de la NCAA.

Courtoisie du Service des sports de l'Université Ohio State

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(COLUMBUS) En plus d'assister au match contre les Blue Jackets, les dirigeants des Sénateurs profiteront de leur court séjour dans la capitale de l'Ohio pour rendre visite à deux de leurs plus intrigants espoirs.

> Réagissez dans le blogue de Sylvain St-Laurent

On dit que Max McCormick et Ryan Dzingel sont intrigants parce qu'on ne sait à peu près rien d'eux.

On excusera les journalistes de ne pas leur avoir accordé trop d'importance lorsqu'ils ont été repêchés en juin 2011. Ces deux attaquants avaient été des choix de sixième et de septième ronde. Les scribes s'étaient surtout attardés aux cinq - Mika Zibanejad, Stefan Noesen, Matt Puempel, Shane Prince et Jean-Gabriel Pageau - qui avaient été choisis avant eux.

Deux ans et quelques mois plus tard, on commence à s'intéresser à eux. Alors que la saison régulière dans la NCAA tire à sa fin, ils occupent les deux premiers rangs du classement des meilleurs marqueurs chez les Buckeyes de l'Université Ohio State.

À la fin de l'année, ils pourraient bien choisir de quitter l'école pour se greffer aux Senators de Binghamton dans la Ligue américaine. À terme, le directeur général associé des Sénateurs, Randy Lee, les voit tous deux dans la LNH.

Une peste

McCormick se rendra aussi loin que sa combativité le mènera. «Il est à son meilleur quand il décide de déranger l'adversaire. Il est doué. Les Buckeyes l'utilisent à la fois lors des attaques massives et lors des infériorités numériques. Sa plus belle qualité, c'est toute fois sa capacité à se transformer en véritable peste», dit-il.

Un marqueur

Le potentiel de Dzingel serait encore plus élevé. «Quand nous l'avons repêché, j'ai rapidement été conquis par ses habiletés. Je dois cependant être franc. Je n'étais pas convaincu qu'il avait envie de travailler très fort. Depuis quelques années, tout a changé. Il est toujours aussi talentueux. Il réussit toujours à compléter des pièces de jeu incroyables à très haute vitesse. La grosse différence, c'est qu'il n'a plus peur de se placer dans des endroits où ça fait mal.»

«Les deux ont assisté à nos trois derniers camps de perfectionnement. Ils ont été très réceptifs. Ils ont écouté. Ils n'ont pas rechigné. Ils ont surtout su poser de bonnes questions. Ils veulent devenir de vrais pros», croit Lee.

Dzingel se retrouve dans la course pour l'obtention du trophée Hobey-Baker, qui est remis annuellement au meilleur hockeyeur de la NCAA. Il ne fait cependant pas partie des favoris.

Le simple fait de se retrouver dans les discussions constitue un bel exploit. Il a grandi dans la région de Chicago à une époque où les Blackhawks étaient pourris. «À peu près personne ne s'intéressait au hockey chez nous», a-t-il raconté lors d'un récent entretien téléphonique.

Enfant et adolescent, il brillait autant sur le terrain de baseball que sur la patinoire de son quartier.

«J'ai fait partie de l'équipe d'étoiles de l'État de l'Illinois au baseball à ma dernière année à l'école secondaire. On m'a offert des bourses d'études universitaires dans les deux disciplines. J'ai choisi le hockey parce que c'est un vrai sport d'équipe. Le baseball, quand on y pense, c'est autant une discipline individuelle que collective.»

Il a pris cette décision au grand désespoir de son père, Rick, un mordu de baseball qui aurait brièvement évolué avec une formation des ligues mineures.

Dzingel avait quelques modèles dans le monde du hockey. Il a même eu la chance d'en rencontrer un. Grâce à un de ses copains d'enfance, l'espoir du Canadien de Montréal Christian Thomas, il a passé une journée chez Steve Yzerman.

«J'étais très jeune mais cette journée m'a marqué. Il m'a vraiment impressionné. J'ai toujours voulu lui ressembler.»

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