Une série de cinq défaites consécutives à stopper

Lehner, spécialiste des causes désespérées

L'heure n'est pas à la rigolade. Les Sénateurs d'Ottawa ont perdu leurs cinq... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Patrick Woodbury, LeDroit

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L'heure n'est pas à la rigolade. Les Sénateurs d'Ottawa ont perdu leurs cinq derniers matches. Quand les échecs s'accumulent, l'équipe s'enlise. L'entraîneur-chef Paul MacLean a parlé de « victoires morales » au terme des deux dernières parties qui ont été perdues en tirs de barrage. Les « victoires morales », toutefois, ça fait un temps.

Bientôt, pour ne pas trop s'éloigner des autres équipes qui aspirent aux séries éliminatoires, les Sénateurs devront aller chercher quelques victoires, tout court.

Tout cela est parfait, dans un sens. Dans les causes désespérées, Robin Lehner se sent dans son élément.

Craig Anderson n'a pas fait le voyage à Columbus. Au lendemain de sa violente collision avec l'excellente recrue des Stars de Dallas Valeri Nichushkine, il avait encore un peu mal au cou.

« Il y a quand même du positif. Il a subi de nombreux tests lors de sa visite à l'hôpital et tous les résultats sont négatifs. Nous allons lui laisser un peu de temps pour bien se remettre. Quand il sera capable de chausser les patins, il nous le dira », indique MacLean.

Efficace sous pression

Il n'a pas l'air trop tourmenté. Pourquoi le serait-il ? Il doit commencer à bien connaître son gardien substitut. Il doit savoir qu'il est à son mieux quand la pression est à son comble.

Tous les joueurs, dans le vestiaire, ont l'air de le savoir.

« J'ai traversé des séquences mémorables avec lui dans la Ligue américaine. Quand il décide de prendre le contrôle d'un match, il est dur à battre. J'ai rarement rencontré des gardiens aussi compétitifs que lui. Quand il s'installe devant le filet, tous les joueurs sont en confiance », raconte Mark Borowiecki.

Le défenseur qui vient d'arriver de Binghamton a bien entendu remporté la coupe Calder avec Lehner, en 2011.

Jared Cowen faisait également partie de cette équipe championne.

« Cette année-là, j'ai compris à quel point il pouvait entrer dans la compétition. Il aime les matches importants. En fait, je m'en doutais déjà un peu parce que je l'avais affronté quelques mois plus tôt lors du Championnat mondial junior. À l'heure actuelle, puisqu'il veut convaincre les entraîneurs de l'utiliser plus régulièrement, il considère que chaque match est un match crucial. »

Lehner s'est tenu loin des déclarations percutantes hier. « Je suis comme tout le monde. Je veux gagner. Je crois que nous avons livré une de nos bonnes performances de la saison lors de notre dernière partie, mais nous avons alloué quelques attaques en surnombre de trop », a-t-il déclaré.

« Nous formons toujours une bonne équipe. Il faut juste réussir à gagner un match. Une victoire nous permettrait de commencer à reconstruire notre confiance. »

On a déjà vu Lehner plus bavard. Pour tout dire, il avait l'air de mauvais poil.

Le reste de l'équipe se portait plutôt bien, en revanche. C'est le capitaine Jason Spezza qui le dit. « Nous avons essayé d'aborder nos dernières séances d'entraînement avec une attitude différente, plus décontractée », affirme celui qui a inscrit deux points, dimanche, contre les Stars.

« Nous avons joué avec plus de confiance dans la deuxième moitié de cette partie. Je ne sais pas trop comment l'expliquer. Parce que nous avons joué avec plus de confiance, nous n'avons pas alloué 60 lancers à nos adversaires. Je crois que nous avons passé beaucoup de temps dans notre territoire depuis le début de la saison parce que la confiance n'était pas au rendez-vous. »

Fraîchement rappelé de Binghamton, Nathan Lawson secondera Lehner à Columbus, ce soir.

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