Bobby Ryan sous le microscope

Bobby Ryan espère réussir son premier «vrai» but... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Bobby Ryan espère réussir son premier «vrai» but avec les Sénateurs lors du voyage de l'équipe sur la côte du Pacifique. Les Sénateurs affronteront les Ducks d'Anaheim, l'ancienne équipe de Ryan, dimanche.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Bobby Ryan est le point de mire chez les Sénateurs d'Ottawa en ce début de saison, c'était acquis en raison de son arrivée qui a coïncidé avec le départ de Daniel Alfredsson.

Alors que l'équipe a mis le cap vers la Californie où il a passé une partie de son enfance et ses premières saisons dans la LNH, l'ailier droit de 26 ans était évidemment très sollicité dans son coin de vestiaire hier matin, après l'entraînement des siens.

Limité à une mention d'assistance lors des deux premières parties de la saison de son nouveau club, Ryan souhaite que le passage sur la côte du Pacifique lui permette d'enfiler son premier "vrai" but dans son nouvel uniforme. Il ne demanderait pas mieux que ce soit dès demain soir contre les Kings à Los Angeles, contre qui il a marqué le premier but de sa carrière à son premier match dans la LNH, le 29 septembre 2007.

Ce n'est cependant pas lui qui va s'énerver après seulement deux parties de saison régulière, lui qui a souvent connu des lents départs.

«À ma connaissance, j'ai toujours eu des débuts de saison où ça me prenait du temps à me mettre en marche, je ne sais trop pourquoi. Si je pouvais mettre le doigt sur le bobo, je réglerais ce problème, mais ça a toujours été comme ça. J'avais en tête de changer ça en arrivant ici, mais on dirait que ça arrive quand même. J'espère commencer à contribuer pendant ce voyage, je vais me retrouver dans des amphithéâtres où je suis à l'aise, donc le moment serait bien choisi pour marquer des buts ici et là ", a-t-il raconté.

Les Ducks dimanche

Après Los Angeles, le périple amènera les Sénateurs à San Jose samedi et Anaheim dimanche, avant de se terminer à Phoenix mardi prochain. L'affrontement contre les Ducks permettra à Ryan de renouer avec son ancienne équipe, une première qu'il anticipe sans trop d'anxiété à l'heure actuelle, mais ça risque de changer.

«Ce n'est pas trop difficile présentement, car on est ici, mais j'imagine que ça va l'être un peu plus une fois rendu là-bas et que je vais entendre parler de mes amis californiens. Il risque d'y avoir pas mal de fans de Bobby Ryan dimanche, je cherche à louer une loge pour eux. Mais je ne veux pas regarder trop loin en avant, on a du pain sur la planche mercredi, car Los Angeles a un excellent club ", dit-il.

Les fervents de statistiques et les "poolers" ont certes remarqué que le principal joueur cédé aux Ducks pour obtenir Ryan, Jakob Silfverberg, a déjà deux buts de plus que lui à sa fiche.

L'entraîneur-chef Paul MacLean ne s'inquiète cependant pas pour son franc-tireur.

«Je lui dirais de ne pas laisser passer une chance de lancer, ça va finir par rentrer pour lui. Mais après deux parties, ce n'est pas le moment pour moi de lui dire comment compter des buts... Ce n'est pas un problème pour moi et j'espère certainement que ce ne l'est pas pour lui.

MacLean avait eu vent de critiques à son endroit de la part d'analystes à la télévision, concernant son coup de patin ou sa condition physique, et il n'a pas manqué de se porter à la défense de son joueur.

«La vitesse n'est pas une dimension de son jeu, mais il patine bien assez pour jouer dans la LNH... Et je ne sais pas qui a dit ça à CBC, mais il ne sait pas de quoi il parle, sa condition physique est correcte», a-t-il noté.

Bobby Ryan n'a pas compté lors des deux premières parties des Sénateurs, mais il a quand même obtenu sept tirs au but, alors que 10 autres ont été bloqués ou ont raté le filet.

Attentes raisonnables

«Le microscope est sur lui à cause de la situation, mais nos attentes ne sont pas qu'il en fasse trop... Ça n'a peut-être pas été aussi bien qu'on aurait souhaité lors des deux premiers matches, il n'a pas compté trois buts par partie, mais ça n'aurait pas été raisonnable de s'attendre à ce qu'il compte trois buts par partie», a ajouté MacLean.

«C'est difficile de sauter à bras raccourcis sur un gars après deux matches sur la route. Je pense que notre trio (avec Jason Spezza et Milan Michalek) a eu ses chances, l'effort était là. Nous avons peut-être donné trop de chances à nos adversaires en tant que ligne. Je ne pense pas qu'on veut jouer comme ça trop souvent. On a encore beaucoup de travail à faire, mais ce n'est pas le temps de presser le bouton de panique», a ajouté Bobby Ryan, avec raison.

mbrassard@ledroit.com

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