Sdao, le prochain policier?

Luke Richardson... (Archives, La Presse Canadienne)

Agrandir

Luke Richardson

Archives, La Presse Canadienne

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page



Contre une formation torontoise particulièrement musclée, hier soir, la direction des Sénateurs était bien contente de pouvoir compter sur Michael Sdao.

Le gros défenseur de 24 ans n'est pas un très bon patineur. Sa vitesse d'exécution laisse parfois à désirer. On lui accorde malgré tout une chance de jouer dans la LNH un jour.

En gros, on croit que Sdao pourrait devenir le prochain policier de l'équipe. Il pourrait connaître un parcours un peu similaire à celui de Matt Carkner.

Ça ne lui poserait aucun problème.

Sdao n'a pourtant pas le profil du bagarreur type. Il n'a pas passé son adolescence à peaufiner son art dans les arénas du hockey junior canadien. Il a choisi la voie des collèges américains, où les joueurs portent des protecteurs faciaux complets et où il est formellement interdit de jeter les gants.

L'université Princeton, où il a passé quatre années, forme davantage d'ingénieurs que de bagarreurs.

«J'ai toujours été assez doué à l'école. Avoir un diplôme, c'était assez important pour moi. On m'a invité à visiter le campus de Princeton et je suis tombé sous le charme.

«J'ai décidé de rester et je n'ai jamais regretté ma décision», confiait-il, récemment, avant de sauter sur une des patinoires du Sensplex de Kanata pour s'entraîner.

Sdao a obtenu un baccalauréat en Histoire du prestigieux établissement du New Jersey, le printemps dernier. Il a eu la chance de faire ses débuts professionnels, participant à une douzaine de parties à Binghamton en fin de saison. Ça lui a donné un avant-goût de ce qui l'attendra cet automne.

«Je sais bien que ce ne sera pas facile. Le calendrier de la LAH est chargé, les voyages en autobus peuvent être longs... Je me dis qu'il ne me reste que ça. J'ai fini l'école. Je n'aurai plus besoin d'assister à des cours avant de me rendre à l'aréna pour m'entraîner. Je n'aurai plus besoin de passer mes soirées à étudier. Je n'aurai qu'à me concentrer sur le travail. Je devrais bien m'en tirer», dit-il.

Une bonne impression

Sdao a réussi sa première impression à Binghamton.

«Je l'aime bien. Il travaille bien. On voit au premier coup d'oeil qu'il est intelligent. Il veut tellement jouer de façon robuste qu'il faut parfois le retenir. Il devra apprendre qu'il n'a pas besoin de courir dans toutes les directions dans le but de compléter une mise en échec percutante. Je pourrai m'en charger», croit l'entraîneur Luke Richardson.

«Il n'est quand même pas jeune. Il a pris de la maturité durant ses quatre années au collège. Il va nous emmener un élément intéressant à Binghamton», croit Pierre Dorion.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

la boite:1609999:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer